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 Le FC Nantes retrouve la Ligue 1 !

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Selmac

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Date d'inscription : 24/08/2005

18052013
MessageLe FC Nantes retrouve la Ligue 1 !

En s'imposant 1-0 face à Sedan, sur un but contre son camps de Florentin Pogba (60'), le FC Nantes est resté maître de son destin et retrouve la Ligue 1.


Que ce ne fût pas facile ! Nantes retrouve l'élite du football français, mais le suspens fût insoutenable, jusqu'à la 93' minute de jeu. Parce que Lucas Deaux, dans un geste d'énervement se voyait expulsé dès la 4' minute de jeu. Mais solidaires et solides, les Canaris ont pallié cet absence et ont tant bien que mal poursuivi sur le plan initial, c'est-à-dire faire ce qu'il pouvait pour s'imposer.
Si Vincent Bessat trouvait le poteau sur une percussion de Serge Gakpe, le score restait vierge jusqu'à la pause.

Timides en première période, les Sedannais menaient la vie dure aux joueurs de Michel Der Zakarian, en s'attachant à faire tourner le ballon.
Mais la libération survenait à l'heure de jeu, sur un centre tendu, Florentin Pogba déviait le cuir dans son but, devant Serge Gakpe : 1-0 (60').

Le suspens durerait jusqu'au bout, et malgré les encouragements des quelques 37 000 supporters, Nantes n'était pas à l'abri. Et Sedan aurait bien pu jouer un mauvais tour, le poteau gauche de Rémy Riou se chargeant de repousser cette tentative de Le Bihan (76').
Il fallait donc attendre le bout du bout des 3 minutes de temps additionnel : Et la foule se jetait sur la pelouse de la Beaujoire pour célébrer ses héros : Nantes retrouve la Ligue 1 ! Et c'est tout ce qui compte !



Pour terminer, un grand merci à Michel Der Zakarian et à tous ses joueurs qui ont remis le FC Nantes à sa place, en Ligue 1 !


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Le FC Nantes retrouve la Ligue 1 ! :: Commentaires

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Jean-Claude SUAUDEAU (2/2) : "Je continue à être entraîneur... à distance !"



Nous continuons notre conversation avec Jean Claude Suaudeau. La fin de cet entretien exclusif va nous permettre de remonter aux origines du titre de champion du monde 1998, de comprendre pourquoi le jeu à la nantaise n'a jamais fait école au niveau national (DTN) et pourquoi certains joueurs, qui avaient été refusés par beaucoup de centres de formation, ont fini par faire de belles carrières après un séjour à La Jonelière. Tout ça avant de laisser "Coco" devant sa télé continuer à être, à distance, cet entraîneur hors pair qui manque tant au football français. (par Johan Cruyff)





Pour beaucoup, le jeu développé par le FC Nantes 1994-95, champion de France, n'a toujours pas trouvé d'équivalent en France.
Quelques années après avoir arrêté d'entraîner Nantes, votre nom est revenu pour la succession de Gérard Houllier puis d'Aimé Jacquet à la tête de la DTN. Pourtant, vous n'étiez pas vraiment dans cette mouvance là...
Je n'ai jamais fait partie du noyau de la DTN, j'avais trop à faire par ailleurs. Lorsque j'ai arrêté, même s'ils m'avaient contacté, je ne pense pas qu'ils seraient parvenus à me convaincre. Je ne dis pas ça pour les critiquer ou afficher quelconques certitudes et penser que je sais tout, même s'ils le disent, mais quand vous croyez profondément en ce que vous faites, ce qui a toujours été mon cas, vous ne pouvez pas accéder à ce genre de poste.

Le style de l'équipe de France championne du monde en 1998 ne répondait pas vraiment à vos critères. Finalement, les conséquences de ce succès sur les directives données par la DTN en matière de formation n'ont-elles pas été néfastes pour l'évolution du football français quand on voit où il se trouve aujourd'hui ?
Franchement, sur ce qu'a démontré la France en 1998, j'étais assez proche d'Aimé Jacquet. Je pense surtout que c'était le résultat d'un travail amorcé dans les années 70 par Gaby Robert surtout pour identifier ce qu'on a appelé ensuite la formation à la française. Gaby Robert était proche des techniciens que nous étions et j'ai souvenir de séminaires remarquables où on bossait tous les jours sur le jeu et son devenir. Dans cette éclosion de la formation à la française des gens comme Aldo Platini, Arsène Wenger qui était tout jeune, moi même, et surtout Pierre Tournier, ont fait faire un bon en avant au football français. Cette réflexion a débouché sur une méthode de travail et une philosophie de jeu qui a donné les résultats que l'on sait bien avant le titre de 1998, avec la génération Platini.

Vous vous êtes donc reconnu dans les succès des Bleus à partir des années 80 ?
Pour tout ce que je vous ai dit, oui. On a fait du bon boulot et on était assez fier de faire comprendre aux gens de la DTN, avec Georges Boulogne à leur tête, qu'il y avait des priorités différentes à dégager. Ce n'était pas exactement les mêmes qu'à Nantes mais quand même...


"Les gens disaient : "Ok, ils sont bien beaux mais quels résultats ont-ils ?" Peut-être que nous n'avons pas assez gagné..."
Qu'aurait-il fallu pour que, comme en Espagne aujourd'hui, le jeu à la nantaise devienne un jeu à la française ?
Peut-être qu'on remporte une coupe d'Europe...

On a longtemps réservé votre philosophie à la formation, comme si une fois adultes les joueurs devaient passer à autre chose !
Pour avoir très longtemps continué à m'occuper des gamins de l'école de foot -c'était ma récré- je ne voyais pas pourquoi on ne pouvait pas faire pareil avec les pros. Les petits jouent comme les grands ou plutôt les grands jouent comme les petits. Et c'est vrai qu'à force de parler de ce jeu à la nantaise, les gens finissaient pas dire : "Ok, ils sont bien beaux avec ça mais quels résultats ont-ils ?" Peut-être que nous n'avons pas assez gagné. Pourtant, on a pas mal gagné, plus que beaucoup d'autres.

Quel rapport entretenez-vous avec le foot aujourd'hui ?
Je m'y intéresse toujours mais uniquement à travers la télé. Chaque début de saison, je vais voir dans tous les championnats étrangers ce qu'il s'y passe, sans trop regarder le foot français que je connais trop bien, et je choisis deux ou trois équipes que je m'impose de suivre ensuite toute la saison. Une année je vais prendre deux équipes anglaises et deux espagnoles, une autre année, deux Italiennes et deux Allemandes... et je les observe chaque fois que je peux. A travers ce que je vois, je me mets à la place des coachs, je fais l'entraînement et je critique d'autant plus facilement les collègues qu'ils ne m'entendent pas (rires) ! Ainsi, je continue d'être entraîneur mais à distance.



Aujourd'hui, Coco Suaudeau ne va plus que rarement assister aux matchs. Il continue à jouer aux entraîneurs devant sa télé.
Actuellement, quelles équipes suivez-vous ?
Je ne vous étonnerais pas en disant que j'ai un oeil sur le Barça, Arsenal et Manchester United mais pour ce dernier ça date de très longtemps. Ce sont des équipes qui se rapprochent un peu de ce qu'on pouvait faire à Nantes. Pour Arsenal, ce qu'a déclaré Evra est en partie vrai (en résumé l'ancien capitaine des Bleus a dit qu'Arsenal était un centre de formation qui ne gagnait jamais rien : ndlr) et se rapproche de ce qu'on nous reprochait parfois à Nantes, à la différence importante qu'Arsène (Wenger) fait de la formation avec les meilleurs jeunes d'Europe, souvent des français d'ailleurs. J'aurais aimé avoir les mêmes sous la main !

Et en France ?
Je ne veux vexer personne mais je trouve moins de sources d'inspiration. J'espère que ça va changer. S'il y avait une équipe qui se dégage depuis quelques saisons, ce serait Lille qui développe un jeu intéressant et qui se stabilise à travers son milieu de terrain. Car, qu'on le veuille ou non, c'est au milieu que ça se passe. Le grand Milan AC l'avait compris en jouant avec six ou sept joueurs au milieu et une seule pointe. Mais ces milieux qui donnaient le tempo à l'intérieur du jeu étaient aussi capables de se projeter vers l'avant et de marquer des buts. Sans ça, ça ne fonctionne pas. C'est le Milan AC qui en premier a mis l'accent sur ces profils de joueurs polyvalents et spectaculaires.


"Le danger, c'est la passe pour la passe. La passe se justifie que si elle fait avancer le jeu."
Que pensez-vous du travail effectué par Christian Gourcuff à Lorient par exemple ?
Comme je suis sur Vannes, je vais parfois les voir et j'apprécie le travail de Gourcuff que je ne connais pas par ailleurs. Je l'ai juste croisé lorsque nous faisions des matchs amicaux en début de saison. Chaque fois, il parvenait à nous poser des problèmes en court-circuitant des aspects de notre jeu. Il continue dans cet esprit et est à fond dedans, comme je pouvais l'être à Nantes.

On reproche souvent à ces équipes qui privilégient le jeu à tout prix de manquer de réalisme. Qu'avez-vous à répondre à ça ?
Le danger, c'est la passe pour la passe. Et ça arrive même au Barça, de se faire des passes sans faire avancer le jeu d'un mètre. A ce moment là l'équipe se met en danger toute seule. La passe se justifie que si elle fait avancer le jeu ou si elle sert à éliminer un adversaire.



Ce n'est pas un hasard si c'est à Nantes et nulle part ailleurs que deux joueurs aussi atypiques que Monterrubio et Carrière ont réussi à percer.
Comment expliquez-vous que, pendant longtemps, beaucoup de joueurs ayant réussi à Nantes avaient été auparavant recalés des autres centres de formation. Trois exemples parmi les plus significatifs, issus de notre région : Olivier Monterrubio, Eric Carrière et Dominique Casagrande ?
Tous les trois sont des personnalités différentes mais tous les trois ont eu des difficultés à s'imposer chez nous aussi parce qu'il y avait aussi à ce moment là beaucoup de concurrence. Mais s'ils y sont arrivés malgré tout c'est que, quelque part, nous ne nous étions pas trompés en pensant qu'ils avaient quelque chose. On a insisté et ils ont su digérer ce qu'on leur a donné. Dominique (Casagrande) n'avait pourtant rien de particulier dans son jeu qui pouvait laisser penser qu'il allait faire une telle carrière. Il était raide comme un bout de bois ! Mais il avait une vraie personnalité et beaucoup de présence. Les deux autres avaient à peu près le même profil et n'avaient pas de grosses cuisses (rires). Mais ce sont des gens qui pensaient vite et jouaient juste. Eric (Carrière) avait pris de très mauvaises habitudes. Lorsqu'il est arrivé, il ne se définissait qu'à travers lui même et ça ne correspondait pas à notre volonté de jouer vite. Il était rapide mais pour lui-même mais pas pour le tempo de l'équipe. Il était tout de même insaisissable au niveau du toucher de balle. De tous ceux que j'ai pu côtoyer à ce moment là, je me trompe peut-être, mais je pense que c'est un de ceux qui aurait eu les capacités pour jouer au Barça aujourd'hui. Car, quand il a fini par comprendre et qu'il a débarrassé son jeu de tous ces parasites, il nous a apporté beaucoup. Et il s'est vraiment exprimé avec Denoueix lorsqu'il est devenu un leader.

Et Olivier Monterrubio, le Tarnais ?
Lui, c'était un peu pareil qu'Eric mais il n'utilisait pas suffisamment la profondeur car il avait des restrictions dans le contact et l'engagement. Et fort de ce qu'on a pu lui apprendre, à lui et à d'autres, sur le principe de contourner les obstacles plutôt que de les affronter, il a fini par faire mal. Et son parcours ensuite, à Rennes et à Lorient, correspond vraiment à ce qu'il est. C'était trois bons joueurs et en plus trois mecs sympas.
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Jean-Claude SUAUDEAU (1/2) : "A Nantes, on avait 30 ans d'avance sur le Barça !"



Depuis qu'il s'est retiré du FC Nantes en 1998, les sorties médiatiques de "Coco" Suaudeau sont rares. Comme vous allez le constater dans cet entretien, elles en sont d'autant plus riches en réflexions et propos intéressants sur le football et son évolution. A 72 ans, c'est parce qu'il sait que nous représentons le football de la base, celui où tout commence, qu'il a accepté de sortir de sa retraite. Sans esprit de polémique, tout y passe, sa formation, la formation à la française, le FC Nantes, le Barça, Arsenal, Lille, la DTN, les éducateurs... En cette période de fêtes, nous sommes particulièrement heureux de vous offrir, en deux parties (la seconde samedi prochain), cette interview exclusive. Notre cadeau à nous pour vous remercier de votre fidélité et passer ensemble la trêve de Noël. (par Johan Cruyff)





Suaudeau, l'entraîneur, n'aura connu qu'un club, le FC Nantes où il est resté plus de vingt ans.
M. Suaudeau, à quand remonte vos derniers contacts avec le football amateur, le vrai ?
A ma formation à moi, au moment où j'ai compris que j'étais un formateur dans l'âme. Car ensuite, même en faisant de la compétition en Ligue 1, je n'ai jamais cessé de m'intéresser à la formation jusqu'aux plus petites catégories.

A quoi ont ressemblé vos premières années de footballeur ?
Ma formation, je l'ai faite sur place, naturellement, avec les frères et les copains, sur le stade qui était en bas de chez moi, avec des éducateurs bénévoles qui étaient d'une compétence et d'une disponibilité incomparables. J'étais à Cholet qui était alors, avec Quevilly, un des meilleurs clubs amateurs de France. Mais avant de faire mes débuts, très jeune, en CFA, j'avais fréquenté des petits clubs alentour où j'avais croisé la route de très bons éducateurs. Je ne sais pas si c'était un hasard ou si c'était le cas partout mais ils étaient vraiment très bons. Ce sont eux qui m'ont donné envie de transmettre ensuite.

N'était-il pas plus facile d'être éducateur dans les années 50-60 qu'en 2010 ?
Je ne sais pas si c'était plus facile... Je crois que c'est lié à l'enseignement tel qu'il est diffusé à l'école. A cette époque, on parlait de vocation, de générosité et de disponibilité. Les éducateurs, les enseignants avaient plaisir d'être avec nous, et nous d'être avec eux. Je revois d'ailleurs souvent ceux qui sont encore vivants et ça me fait chaud au coeur. Evidemment, en équipe de jeunes ou même avec les adultes ensuite, nos conditions d'entraînement n'avaient rien de comparable avec ce qui se fait aujourd'hui mais l'encadrement, j'insiste, était remarquable. Je ne suis pas du tout sûr qu'ils aient pour la plupart obtenu des diplômes mais tous avaient joué et la majorité était assez âgée. Ce n'est plus le cas aujourd'hui où les éducateurs sont de plus en plus jeunes, pas forcément moins bons, mais forcément moins matures. Or, je pense qu'il faut avoir une certaine expérience pour bien comprendre la jeunesse et pour l'aimer également. Aujourd'hui, je les crois trop directifs. Alors qu'il faut avant tout apprendre à jouer. Ce qu'on propose aux gamins manque à mon avis de liberté. u[


"L'implication doit être totale. J'ai eu fini des séances d'entraînement complètement vidé..."
Vous en aviez davantage lorsque vous jouiez, vous en donniez davantage à vos joueurs ?
On avait une grande liberté d'expression. Il n'y a que lorsque je suis arrivé en CFA à Cholet que j'ai pris conscience de l'importance du résultat, que ça pouvait même prendre le pas sur l'expression individuelle d'un jeune joueur. C'est un paradoxe incroyable dans un processus de formation. J'étais un dribbleur né et j'adorais ça, c'était mon plaisir, j'avais été formé comme ça au contact des mes frères. C'est dans cette progression là que j'ai ensuite su et compris que je pouvais devenir le formateur que je suis devenu. Je l'ai découvert en fait dans mes lacunes de joueur professionnel. Il me manquait une bonne dose de confiance dans mon jeu. Une confiance que j'allais ensuite m'efforcer de donner à tous les joueurs à qui j'allais m'adresser. En essayant de cerner les qualités et les défauts chez les joueurs que j'avais en face de moi, j'ai compris que j'avais la vocation.

C'est aussi à Cholet et dans votre formation que vous avez puisé les préceptes de ce qui allait devenir le jeu à la nantaise ?
Oui, certainement, car on tapait dans le ballon autant pour marquer des buts que pour créer des combinaisons entre nous, pour faire travailler notre imagination. Ensuite, très vite, j'ai senti qu'il n'y avait pas cinquante manières de fonctionner à l'entraînement mais une seule liée à la capacité d'adaptation de l'entraîneur. Tout est fonction de ce que vous avez devant vous. Très vite, il faut être capable d'analyser ce que sont vos joueurs et ce qu'ils peuvent devenir. Tout part de là : faire en fonction de... Aujourd'hui beaucoup d'entraîneurs font comme ci ou comme ça parce que ça les arrange. C'est préétabli et pas adapté du tout à ce qu'ils ont devant eux.



Ici avec Robert Budzinski, Suaudeau a été international à quatre reprises. Un dribbleur...
Qu'est-ce qui est le plus difficile pour un entraîneur de jeunes selon vous ?
Apprendre aux plus jeunes à courir ensemble et à aimer ça, faire que ce ne soit pas rébarbatif. Ce n'est pas courir autour du terrain comme on le voit trop souvent mais au milieu du terrain, les uns en fonction des autres, par rapport à un espace, à soi-même, à l'adversaire. Une fois que les jeunes ont compris ça et qu'ils ont leur esprit orienté dans ce sens, tout est plus facile ensuite techniquement. Ils apprendront à voir avant de marquer de buts. Aujourd'hui, on ne leur fait pas suffisamment comprendre quels sont les éléments à développer pour espérer marquer. J'avoue que ce n'est pas facile à faire mais il y a des éléments distrayants à utiliser pour ouvrir l'esprit des enfants, des jeunes et des moins jeunes. A Nantes, je faisais de la formation jusqu'à 25 ans avec cette idée permanente de trouver un noyau de cinq-six joueurs qui se multiplieraient entre eux et perpétueraient le processus collectif d'une génération à l'autre.

Ce n'est pas vraiment un discours que l'on entend dans les écoles de foot actuellement !
Sans vouloir critiquer je pense effectivement qu'on pourrait s'y prendre différemment... Ici, à Nantes, lorsque j'étais encore en poste, les pupilles du club ne jouaient pas comme les autres équipes de l'Ouest. On avait une qualité de jeu supérieure et beaucoup d'observateurs se demandaient comment on faisait pour parvenir à cette fluidité dans le jeu, à ce plaisir partagé. On contournait les difficultés car on avait une méthode qui nous convenait et qui impliquait une réflexion sur le jeu. Du plus petit au plus grand, du plus rapide au plus lent... ça ne posait aucun problème.

Pour être efficacement appliquée, cette méthode ne nécessite-t-elle pas une sensibilité particulière, une intelligence au dessus de la moyenne ?
Non, il ne faut pas être particulièrement intelligent car c'est d'abord ensemble que ça se passe. Ou alors on parle d'intelligence collective. Mais il est certain que dans ce cadre là l'entraîneur va finir son entraînement presque aussi fatigué que ses joueurs. Son implication doit être différente et supérieure à la moyenne. J'ai eu fini des séances complètement vidé. Et je ne pense pas que ce soit réservé à une élite, au contraire, c'est adaptable à tous les niveaux et à toutes les catégories.


"Le Barça a réussi à trouver une demi douzaine de joueurs supérieurement intelligents qui entraînent tout le monde. A Nantes, nous n'en avions que deux ou trois... et on en perdait un par an !"
Cette méthode, ne ressemble-t-elle pas à celle qu'applique le Barça depuis un certain temps ?
Voilà un bon exemple de ce qu'on peut faire dès le plus jeune âge car au Barça ça démarre très tôt. Mais avant le Barça, ce qu'on appelait le jeu à la nantaise -expression que je n'aimais pas particulièrement d'ailleurs- c'était quoi sinon ce que nous montrent les Catalans en ce moment ? Bon, nous on ne gagnait pas la Ligue des Champions, on s'arrêtait en demi-finale, mais pour d'autres raisons qui n'avaient rien à voir avec le terrain. Prenons l'idée telle qu'elle est développée à Barcelone... je vous assure que c'est la même que celle que nous avons mise en place à Nantes, dans les années 60 et 70, avec Zaéta, dans la foulée d'Arribas. Avec trente ans d'avance et même plus !

Pourquoi ça marche mieux au Barça alors ?
Parce qu'ils ont réussi à trouver une demi douzaine de joueurs supérieurement intelligents qui entraînent tous les autres derrière eux. A Nantes, nous n'avions que deux ou trois joueurs de ce profil... et on en perdait un par an. Je ne suis pas allé voir comment ils travaillent mais, en toute modestie, je suis sûr qu'il y a plein d'éléments de la formation telle qu'elle y est pratiquée là-bas où je n'aurais rien à découvrir. Avec tous les bouquins qu'il y a aujourd'hui, il n'y a rien de plus facile que d'entraîner. La difficulté, elle tient dans les priorités qu'on se donne. Et pour moi, le paramètres incontournable a toujours été le mouvement. L'adaptation au mouvement est essentielle. Lors de la dernière Coupe du monde, avec l'Espagne, l'Allemagne l'avait aussi compris. Son jeu se rapprochait de celui des Espagnols mais avec moins de qualité technique. Nous, en France, on ne l'a pas compris...
(à suivre).

propos recueillis par Johan Cruyff



JEAN CLAUDE SUAUDEAU
Né le 24 mai 1938 à Cholet (Maine-et-Loire)
Parcours :
Joueur : Cholet, Nantes (1960-69). Palmarès : champion de France 1965 et 1966. Finaliste de la coupe de France en 1966. International : 4 sélections.
Entraîneur : Nantes, centre de formation (1973-82), Nantes (1982-88), Nantes (1991-97). Palmarès : champion de France 1983 et 1995. Finaliste de la coupe de France 1983 et 1993. Demi-finaliste de la Ligue des champions 1996.
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OFFICIEL : la réserve du FCN en CFA !



Les "Jaunes-et-Verts" de Loïc Amisse ne peuvent plus être rejoints ! Victorieuse cet après-midi au Stade Marcel-Saupin face à Sablé-sur-Sarthe (1-0), la formation de CFA2 du FC Nantes a officialisé cet après-midi son accession à l'échelon supérieur ! Avec dix points d'avance sur son poursuivant immédiat, Angers SCO, le FC Nantes dispose d'une avance décisive à seulement deux journées du terme de la saison 2012-2013. Une belle satisfaction pour la formation nantaise qui concrétise son objectif de début de saison. FELICITATIONS !


Mission accomplie pour le groupe de CFA2 emmené par Loïc Amisse ! La victoire acquise face à Sablé/Sarthe grâce à une réalisation dans les ultimes minutes du temps réglementaires par Ismaël Keita (88e : 1-0), assure la première place du FC Nantes au sein du groupe G. Tenus en échec à domicile face à Poitiers (0-0), les Angevins, qui se présenteront Quai Malakoff lors de la dernière journée, ne peuvent plus rejoindre les "Jaunes-et-Verts".



Ce retour au sein du Championnat de France Amateur récompense le travail au quotidien de tout un groupe et de la formation nantaise au terme d'un parcours remarquable jalonné de 17 victoires (pour seulement 4 matches nuls et 3 revers). Meilleure attaque (52 buts), meilleure défense (16 buts concédés) et première à deux journées du terme de la saison, la formation emmenée par Loïc Amisse a dominé son sujet en trustant la première place de bout en bout ! Chapeau !

La réserve du FC Nantes tentera de terminer sur la même dynamique à Poitiers, samedi 18 mai (18h), et contre Angers SCO, samedi 25 mai (18h) avant de fêter cette accession avec l'équipe de Michel Der Zakarian à qui l'ensemble du Peuple Jaune souhaite une issue aussi heureuse.

Allez Nantes !
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"Retour Vers la Ligue 1"
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La joie du banc nantais en compagnie d'Ismaël Keita, Franck Kita et du Président Waldemar Kita
Re: Le FC Nantes retrouve la Ligue 1 !
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Le FC Nantes retrouve la Ligue 1 !

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