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 Le journal des Bleus

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taz azur

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Dernière édition par taz azur le Mer 15 Aoû - 18:50, édité 2 fois
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Le journal des Bleus :: Commentaires

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Re: Le journal des Bleus
Message le Lun 2 Mai - 17:22 par taz azur
Mediapart mal honnête ?



Dès le titre, Mediapart influence ses lecteurs et par la même occasion leur ment en titrant: "Foot français. Les dirigeants veulent moins de noirs et d'arabes". Il faut rappeler qu'à aucun moment, dans le verbatim, les termes "arabe" et "noir" ne sont mentionnés. Seul l'appellation "black", certes maladroite, est présente.

Si les propos retranscris ont été reconnus par l'intéressé et par le sélectionneur national, les deux rejettent en bloc l'idée d'un discours raciste. Doit-on les croire ? Certainement. Accuser Laurent Blanc de racisme, lui qui a été l'un des leaders de la génération dorée Black-Blanc-Beur de l'équipe de France est un poil mal venu. En faisant ce raccourci facile, le site d'information en ligne s'est assuré un énorme coup de pub avec pas grand chose.

Car, qu'on se le dise, cette conversation est surtout celle d'un football français en crise à la recherche d'une solution technique et non pas ethnique. La refonte du jeu français doit passer par une meilleure formation et ses membres à la limite de l'agonie étaient à la recherche d'une solution qu'ils ont formulé maladroitement. Rien de plus. En aucun cas, cette conversation ne peut et ne doit être interprétée comme un programme de discrimination positive ou négative, selon qu'on se place du côté "des petits blancs" ou des "grands blacks".

Mediapart: connaisseur mais pas spécialiste


Car si l'info a été sortie par un site d’information généraliste reconnu et de qualité, il faut reconnaitre à Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde, qu'il n'est pas un spécialiste du sport. Mediapart est bien meilleur pour réfléchir et parler politique, que pour s'interroger sur les directions techniques que doivent prendre le football français.

Mediapart a mal jugé et mal anglé son scoop. Au lieu de parler de racisme au sein de la FFF, les journalistes du site d'information en ligne auraient pu appuyer sur le vrai sujet de cette conversation: la formation technique des joueurs et la capacité à les amener jusqu'en équipe de France A. Mais Mediapart n'est pas un média de sport et a donc traité du foot comme si ces écoutes avaient été celles d'un Président. Un sujet épineux qui renvoie Plenel à ses souvenirs des années 80.

Un vrai débat mal orienté

Car le vrai débat n'est pas d'affirmer que Laurent Blanc est raciste ou non, ou que la FFF a dérapé. Les deux ont reconnu leurs erreurs, tout comme ils ont aussi pointé du doigt les interprétations abusives de Mediapart. Alou Diarra, capitaine de l'équipe de France, et joueur de Laurent Blanc depuis 2007 (Bordeaux + Bleus), a affirmé qu'en aucun cas son sélectionneur n'était ce genre de personne. "Il y a une chose que je peux certifier, c'est que Laurent Blanc n'est pas raciste. Dans ses propos, je ne vois rien de raciste. Je vois un sélectionneur frustré, parce que son nombre de joueurs sélectionnables devient limité", indiquait-il sur le plateau du Canal Football Club dimanche. Alou Diarra est-il une source fiable ? Il est certain qu'il connait au moins aussi bien Laurent Blanc que Mediapart... si ce n'est plus.

Une fois encore, c'est le débat à propos des binationaux qui est le plus important dans cette affaire. Former des joueurs, les voir évoluer en sélections de jeunes pour ensuite les abandonner à leur "autre pays" est dommageable. Aussi bien pour les Bleus que pour le joueur. L'équipe de France perd un potentiel joueur important mais a-t-elle tout fait pour les conserver ? Historiquement, le football français s'est nourri de cette binationalité, et de l'immigration pour former les meilleurs joueurs de son histoire. Kopa (Pologne), Platini (Italie), Zidane (Algérie) ont tous été les meilleurs de leur génération. Et s'ils avaient choisi l'autre pays ?
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Re: Le journal des Bleus
Message le Lun 2 Mai - 11:43 par taz azur
Boli :"Je suis scandalisé"

Dans les colonnes de l'Equipe, Basile Boli est revenu sur les révélations de Mediapart concernant les quotas discriminatoires.



«Je suis scandalisé par ce que je viens d'apprendre. Je connais Blanc, nous avons joué ensemble et je ne pense pas qu'il soit raciste, pas plus que Blaquart, qui est un mec bien. Mais l'idée de parler de quotas, c'est terrible pour nous qui avons porté le maillot de l'équipe de France. Que penser de la génération des Kopa, Piantoni, des Zidane et maintenant des Nasri ? Je ne veux pas y croire. Notre force a toujours été la diversité. En Italie, on disait qu'il était quasiment interdit de voir un Noir en équipe nationale. Et maintenant, il y a Balotelli. En Allemagne, on nous disait : ?En France, vous avez de la chance avec les anciennes colonies d'avoir une mentalité différente.? Maintenant, l'équipe nationale utilise des jeunes d'origine turque comme Özil. C'est extraordinaire. Et nous on parle de quotas ?»
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Re: Le journal des Bleus
Message le Dim 1 Mai - 20:42 par taz azur
Communiqué de Laurent Blanc
"Je ne retire rien aux propos que j'ai tenus hier. Que certains termes employés au cours d'une réunion de travail, sur un sujet sensible et à bâtons rompus, puissent prêter à équivoque, sortis de leur contexte, je l'admets et si, pour ce qui me concerne, j'ai heurté certaines sensibilités, je m'en excuse. Mais être soupçonné de racisme ou de xénophobie, moi qui suis contre toute forme de discrimination, je ne le supporte pas".

"Il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir que le débat auquel j'ai participé n'avait évidemment pas pour objectif de «diminuer le nombre de noirs et d'arabes dans le football français» comme voulait le laisser entendre le titre outrancier de l'article, mais uniquement d'envisager le futur du football français et donc d'aborder, par voie de conséquence, le lourd et délicat problème des joueurs à double nationalité ainsi que les modalités de détection/sélection pour un nouveau projet de jeu.

Que cela ait des incidences, à moyen ou long terme, sur les différents profils de joueurs en préformation ou en formation, c'est l'évidence, mais il n'y a là aucun lien, strictement aucun, avec une préférence ou un rejet de telle ou telle nationalité.

Mon seul souci est d'avoir de bons joueurs pour une bonne Equipe de France, qu'ils soient petits ou grands, quels que soient leur lieu de naissance ou leurs ascendances.

C'est assez facile à comprendre sauf, apparemment, pour ceux qui, pour des motifs qui m'échappent, mais avec des procédés douteux, mélangent tout et font un mal considérable, et pas seulement au football français".
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Re: Le journal des Bleus
Message le Dim 1 Mai - 20:19 par Selmac
Quotas dans le foot: Thuram dénonce "un vrai scandale"


L'ancien footballeur français Lilian Thuram assiste à une conférence de presse, le 19 octobre 2010 à Paris

Lilian Thuram, ex-défenseur et recordman de sélections en équipe de France (142), a estimé que l'affaire du quota révélée par le site Mediapart représentait "un vrai scandale", et que le cas des binationaux soulevé par Laurent Blanc était "un faux problème", dimanche sur la chaîne de télévision TF1.

"J'ai été d'abord un peu déstabilisé, a dit l'ancien joueur. Je me suis dit que c'était faux. J'ai passé des coups de fil, à Noël Le Graët (vice-président de la Fédération française de football) et à des membres de la DTN. Nous n'avons pas encore des preuves, mais il est clair que nous sommes au coeur d'un scandale".

Concernant la question des binationaux, considérée comme un "problème" par le sélectionneur Laurent Blanc et le directeur technique national (DTN) François Blaquart, Thuram y voit "un faux problème, parce que les meilleurs joueurs seront retenus par la France. Ceux qui partiront seront ceux qui n'ont pas été retenus".

"Ils jouent pour quel pays Karim Benzema, Samir Nasri et Yann Mvila ?, a-t-il poursuivi. Quand vous partez avec la mauvaise analyse, à la fin vous avez forcément les mauvaises propositions".

"Quand est-ce qu'on va sortir de ces préjugés sur les couleurs de peau ?, s'est-il encore interrogé. Quand est-ce qu'on va arrêter de dire que lorsque vous êtes Noir, vous courez plus vite ? Que lorsque vous êtes Noir, vous êtes moins intelligent?"

François Blaquart, qui avait prôné la limitation du nombre de joueurs binationaux dans les filières de formation fédérales, a été suspendu de sa fonction de DTN samedi.

Laurent Blanc, qui s'y était dit "favorable", selon le verbatim publié par Mediapart, a "admis" samedi que certains de ses propos tenus lors de cette réunion du 8 novembre 2010 "puissent prêter à équivoque" et a déclaré que s'il a "heurté certaines sensibilités", il s'en "excuse".
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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 30 Avr - 21:19 par Selmac
Le président Fernand Duchaussoy connait l'identité de la personne qui a enregistré le contenu de la réunion

Blanc, Mombaerts et Blaquart dans la nasse
Mediapart a révélé ce samedi la teneur de la réunion qui s'est tenue le 8 novembre dernier. Ces révélations montrent que le terme de quota aurait été lancé par François Blaquart. Laurent Blanc et Erick Mombaerts étaient d'accord pour avoir moins de binationaux à l'entrée des centres de formation.



Les quotas de binationaux à l’entrée en centre de formation
C’est Erick Mombaerts qui aurait lancé le sujet lors de cette fameuse réunion du 8 novembre. Le sélectionneur des Espoirs regretterait que l’INF Clairefontaine forme davantage de futurs internationaux étrangers que français. Il serait gêné par ces enfants sélectionnés dans les équipes de France jeunes et qui préfèrent choisir le pays de leurs parents au lieu de jouer en équipe de France A. C’est pour cela qu’il préconiserait la mise en place d’une limitation de binationaux à l’entrée des centres de formations : « Est-ce qu'on s'attelle au problème et on limite l'entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité? Oui? Non? Donc, auquel cas, on est obligé de le faire sous le coude. C'est-à-dire on est obligé de le faire...» « Je suis favorable répondrait Laurent Blanc A mon avis, il faut essayer de l'éradiquer. Et ça n'a aucune connotation raciste ou quoi que ce soit. Quand les gens portent les maillots de l'équipe nationale des 16 ans, 17 ans, 18 ans, 19 ans, 20 ans, Espoirs, et qu'après ils vont aller jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines, ça me dérange énormément. Ça, il faut quand même le limiter. Je ne dis pas qu'on va l'éradiquer mais le limiter dans ces pôles-là » répondrait Laurent Blanc. Erick Mombaerts aurait lâché un taux de 30% de binationaux acceptés à l’entrée en formation. C’est là que François Blaquart, le DTN, aurait employé le mot de quota : « On peut baliser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit. Ça reste vraiment que de l'action propre. Bon voilà, on fait attention. On a les listes, à un moment donné... » Blaquart, Blanc et Mombaerts voudraient savoir quel pays l’enfant va choisir dès son intégration à la structure. « Il faut identifier. Parce que bon, c'est pas la couleur qui fait... Il y a des gens qui sont, de toutes façons et fondamentalement, de souche française » aurait lancé Blaquart.


Explication entre Francis Smerecki et Laurent Blanc
D’origine polonaise, Francis Smerecki aurait défendu ces jeunes joueurs qui ont deux pays. Pour lui, pourquoi les priver de cette chance. S’ils ne sont pas assez bons pour l’équipe de France, pourquoi les empêcher de rejoindre un autre pays : « le mec a envie d'être international, c'est quand même normal qu'il aille vers un pays où il va pouvoir jouer. Je pense que c'est humain quand même. T'as été joueur de très haut niveau, Laurent. Si tu n'avais pas pu jouer en équipe de France... Les Polonais, quand on est arrivé, on était blanc, et puis la France a eu cette influence polonaise. Et puis ça nous a quand même servis. Aujourd'hui, les règlements ont évolué. Les blacks aujourd'hui, parce que ça a été l'Afrique, et on est fautifs quand même parce qu'on a été les chercher quelque part par wagons entiers. Et aujourd'hui, on voudrait s'en séparer? » Laurent Blanc aurait répliqué : « J'ai pas dit s'en séparer. » Réponse de Smerecki : « Ben si, quelque part, puisque certains avancent le nombre de 30%. C'est qu'on veut s'en séparer, d'une manière ou d'une autre. ILe deuxième point, c'est que si tous ces gens-là, blacks ou beurs, ou autres, on les enlève, est-ce qu'il va nous rester une division? C'est discriminatoire. Et si on enlève la totalité des gens qui peuvent choisir, pour une autre sélection éventuellement, je ne sais pas si on a une division. Parce que quelque part, même s'ils vont jouer dans un autre pays, il y a des clubs de Ligue 2 qui vivent avec ces joueurs-là. » Erick Mombaerts, partisan des quotas, renchérirait : « Ça ne te choque pas que l'INF (Institut de Clairefontaine) ait sorti quatre internationaux français et 26 internationaux étrangers? Est-ce qu'on peut pas basculer un petit peu. Basculer. »


Les morphotypes
L’équipe d’Espagne est devenu championne du monde avec un jeu construit et en s’appuyant sur des joueurs de petit gabarit. Laurent Blanc aurait lancé le débat sur ce sujet. Changer le morphotype des enfants sélectionnés afin de changer le jeu : « Parce que je suis sur les terrains tous les samedis, je vois quelques centres de formation: on a l'impression qu'on forme vraiment le même prototype de joueurs: grands, costauds, puissants. Grands, costauds, puissants. Grands, costauds, puissants. Grands, costauds, puissants. Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants? Les blacks. Et c'est comme ça. C'est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation, dans les écoles de football, ben y en a beaucoup. Les Espagnols, ils m'ont dit :’Nous, on n'a pas de problème. Nous, des blacks, on n'en a pas’. En ce moment tu n'as pas le choix puisque tu as toujours le même stéréotype de joueurs, tu exagères. Je vois les centres de formation, je les vois de Bordeaux, des cités, et tu as toujours le même stéréotype de joueurs, je suis désolé! Tu vas aller au centre de formation de Bordeaux, tu vas prendre les joueurs, mais des petits bons joueurs, tu n'en auras pas. Donc il faut inciter. » Eric Mombaerts aurait le dernier mot : « Est-ce qu'on peut essayer de proposer avant la fin de l'année un projet, quelque chose de différent, bon pas fondamentalement différent, mais qui va être force de projet. »
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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 30 Avr - 20:51 par Selmac
"Si j’ai heurté certaines sensibilités, je m’en excuse"

Laurent Blanc, directement incriminé dans l'affaire des quotas par Mediapart, a une nouvelle fois réagi, samedi par le biais d'un communiqué. S'il a "heurté certaines sensibilités", le sélectionneur des Bleus s'en "excuse". Il ne supporte cependant pas d'être taxé de racisme ou de xénophobie.



Un peu plus de trente heures après avoir tenté d'éteindre le début d'incendie lié à "l'affaire des quotas", Laurent Blanc a une nouvelle fois été forcé de sortir de sa réserve samedi soir. Réagissant à la nouvelle livrée de Mediapart, le sélectionneur de l'équipe de France a tenu à préciser les choses. S'il ne "retire rien" aux propos qu'il a tenus hier, l'ancien libéro des Bleus a fait acte de contrition : "Si, pour ce qui me concerne, j’ai heurté certaines sensibilités, je m’en excuse", a-t-il confié, tout en regrettant que les "termes employés au cours d’une réunion de travail, sur un sujet sensible et à bâtons rompus" aient été "sortis de leur contexte".

Plus offensif que vendredi à Bordeaux, Laurent Blanc n'accepte pas d'être montré du doigt. "Etre soupçonné de racisme ou de xénophobie, moi qui suis contre toute forme de discrimination, je ne le supporte pas", lance-t-il. D'autant que, selon lui, "Il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir que le débat auquel j’ai participé n’avait évidemment pas pour objectif de 'diminuer le nombre de noirs et d’arabes dans le football français' comme voulait le laisser entendre le titre outrancier de l’article, mais uniquement d’envisager le futur du football français et donc d’aborder, par voie de conséquence, le lourd et délicat problème des joueurs à double nationalité ainsi que les modalités de détection/sélection pour un nouveau projet de jeu."

"Mon seul souci est d’avoir de bons joueurs"

Laurent Blanc reconnait que ce problème, qu'il avait déjà soulevé en février, et la manière de le régler aura des "incidences" sur les critères de formation. Mais, ajoute-t-il, "il n’y a là aucun lien, strictement aucun, avec une préférence ou un rejet de telle ou telle nationalité. Mon seul souci est d’avoir de bons joueurs pour une bonne équipe de France, qu’ils soient petits ou grands, quels que soient leur lieu de naissance ou leurs ascendances. C’est assez facile à comprendre sauf, apparemment, pour ceux qui, pour des motifs qui m’échappent, mais avec des procédés douteux, mélangent tout et font un mal considérable, et pas seulement au football français."
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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 30 Avr - 20:49 par Selmac
Blaquart suspendu

Le directeur technique national François Blaquart a été suspendu par Fernand Duchaussoy, président de la FFF, et la Ministre des Sports, Chantal Jouanno, dans l'attente de l'enquête interne. La publication par Mediapart ce matin du verbatim d'une réunion semble avoir accéléré les choses...



Cette fois, il fallait agir. C'est visiblement ce qu'ont estimé le Ministère des Sports et la FFF. Quelques heures à peine après la publication par le site Mediapart d'un dialogue entre les plus hauts cadres techniques de la Fédération française, dont le sélectionneur et le Directeur technique national, visant à limiter le nombre de joueurs à la double nationalité dans les centres de formation lors d'une réunion en novembre 2010, François Blaquart a été suspendu de ses fonctions de DTN à titre provisoire.

"Chantal Jouanno, ministre des Sports et Fernand Duchaussoy, président de la Fédération Française du football, ont décidé d'un commun accord que soient suspendues, avec effet immédiat, les fonctions de Directeur technique national de M.François Blaquart, ceci dans l'attente des conclusions des enquêtes menées par la FFF (dirigée par M. Patrick Braouezec, président de la Fondation du Football) et par l'IGJS (Inspection générale de la jeunesse et des sports), qui rendront leurs conclusions sous huit jours", ont indiqué le ministère et la FFF dans un communiqué. "La FFF réaffirme (...) qu'aucune de ses instances dirigeantes élue n'a validé, ni même envisagé une politique de quotas au recrutement de ses centres de formation", conclut le communiqué.

Duchaussoy: "Cela m'humilie personnellement"

Selon le dialogue publié par Mediapart, François Blaquart, aurait déclaré: "On peut s'organiser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit". Lors d'une conférence de presse vendredi, il avait démenti la mise en place de quotas discriminatoires à la Fédération française de football. "Bien sûr que je démens, avait-il affirmé vendredi. Venez voir toutes nos actions. C'est une évidence. Ni centre de formation, ni Pôle espoirs (n'ont reçu de telle consigne de quotas)". François Blaquart, 56 ans, était DTN par intérim à l'époque des faits, en novembre 2010. Il a été nommé Directeur technique national le 25 février, en remplacement de Gérard Houllier, parti entraîner Aston Villa.

Contacté par l'AFP, Fernand Duchaussoy a expliqué cette décision. "Il y a un seul personnage qui dépend à la fois du ministère (des Sports) et de la Fédération, c'est le DTN, note le patron de la FFF. C'est une initiative commune, j'ai eu Mme Jouanno au téléphone ce matin. Donc, dans un premier temps, nous avons pris cette décision. Après, la commission (chargée d'enquêter) rendra ses conclusions." A propos de cette suspension, Fernand Duchaussoy a précisé que M.Blaquart était "toujours à la DTN, c'est sa fonction qui est mise en suspens en attendant les clarifications". "On nous accuse, nous dirigeants du football français, d'être racistes, c'est extrêmement grave, a-t-il déclaré. Cela m'humilie personnellement. Si les propos rapportés ont été tenus, c'est grave à la fois pour ceux qui les ont tenus et pour nous. Si on a pris cette décision, c'est qu'on n'a pas bien pris ces propos, mais il faut voir aussi dans quel contexte ils auraient été tenus".
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Re: Le journal des Bleus
Message le Jeu 14 Avr - 18:48 par Selmac
Pas d'accord Domenech

Comme prévu, l'audience de conciliation qui s'est déroulée jeudi au conseil des prud'hommes de Paris entre la Fédération Française de Football et Raymond Domenech n'a pas débouché sur un accord.



Raymond Domenech a un gros défaut : il est têtu. Un défaut qui peut être une qualité… Quand il décide quelque chose, il a du mal à changer de cap. Alors il ne fallait pas s'attendre ce jeudi matin à une conciliation devant le tribunal des Prud'hommes entre la FFF et l'ancien sélectionneur de l'équipe de France après son licenciement. Estimant, sans doute à juste titre, que les dirigeants de la FFF étaient également responsables de la débâcle sud-africaine, Raymond Domenech n'entend faire aucun cadeau aux pontes du Boulevard de Grenelle. Du coup, même s'il a avoué dans L'Express s'être planté de stratégie au Mondial, il n'entend pas serrer la main des dirigeants de la Fédé encore en place et demande toujours à être indemnisé pour son renvoi pour « faute grave ». Pour lui, il n'a pas fauté en n'informant pas ses dirigeants immédiatement de l'incident avec Nicolas Anelka lors de France-Mexique, ni en lisant le communiqué des joueurs lors de la grève de l'entraînement à Knysna suite à l'éviction de Nicolas Anelka, ni en raison de son refus de serrer la main du sélectionneur de l'Afrique du Sud à l'issue de son dernier match… Encore moins en n'étant pas capable de mener son équipe en huitièmes de finale du Mondial 2010.

Alors on se retrouvera en janvier prochain pour trancher. Les juges des Prud'hommes décideront si la demande de Raymond Domenech et les 2,9 millions d'euros réclamés par l'ancien joueur de Lyon sont également justifiés. Dans neuf mois, Raymond Domenech gagnera peut-être son match avec la FFF. Ses détracteurs ne manqueront pas de le mettre dans leur viseur. D'autres estimeront qu'il est dans son bon droit en ne s'inclinant pas devant une FFF aux abonnés absents pendant le sabordage en mondovision de juin 2010. En 2012, on n'aura donc toujours pas fermé définitivement la page de Knysna. Espérons que ce 13 janvier 2012 sera l'épilogue de ce cauchemar sportif et qu'on ne parlera plus de l'équipe de France que pour le jeu et non pour des raisons de gros sous, de Prud'hommes, de primes ou de politique...

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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 13 Avr - 12:03 par Selmac
Domenech viendra aux Prud’hommes

Ce jeudi, la FFF et Raymond Domenech ont rendez-vous au tribunal des Prudhommes de Paris où aura lieu une conciliation.

L’ancien sélectionneur des Bleus conteste son licenciement l’été dernier et réclame 2,9 millions d’indemnités à son ancien employeur. Si Domenech a prévu de s’y déplacer en personne, assisté de son avocat Jean-Yves Connesson, en revanche, le président Fernand Duchaussoy ne sera pas présent.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Lun 4 Avr - 17:35 par Selmac
La FFF évite la crise

La Fédération Française de Football a adopté la réforme de ses statuts samedi matin lors de son Assemblée extraordinaire. Prochaine étape : l’élection du président le 18 juin prochain.

Election du président sur un scrutin de liste
C’était le dernier écueil à passer, le plus important aussi. Un non ce samedi à l’occasion de son Assemblée extraordinaire à Paris aurait renvoyé la FFF à ses plus sombres heures de Knysna, à une nouvelle crise et un avenir chaotique. Il n’y a rien eu de tout cela. La réforme des statuts, résultant des Etats généraux du mois d’octobre et présentée en loi-cadre le 18 décembre dernier par le président intérimaire Fernand Duchaussoy, a été adoptée par la Fédération Française de Football ce samedi matin. Elle comprend quatre points principaux. Le principe d’une élection du président de la FFF et d’un comité exécutif de dix membres sur la base d‘un scrutin de liste a été validé à 90,1 % des voix. Apparaît également la création d’une haute autorité (20 membres), représentant toutes les familles du football (70,5 % des votants), laquelle aura un pouvoir d’interpellation et de contrôle.

Les pros mieux représentés
La pérennisation de la solidarité financière entre le football professionnel et le football amateur (2,5% des droits télévisés négociés par la LFP et des recettes liées aux paris sportifs avec un plancher fixé à 14,26 millions d'euros) a obtenu 90,5 % des voix. Enfin, dernier point, le plus épineux. Malgré quelques voix encore discordantes dans les rangs amateurs, la FFF a adopté la nouvelle répartition des voix entre amateurs et professionnels au sein de l’Assemblée Fédérale. Les pros passent de 25 à 37 %, tandis que les amateurs reculent à 63 %. Deux tiers des voix exprimées étaient nécessaires à ce vote, il en a obtenu 79 %. Fernand Duchaussoy avait menacé de démissionner en cas d’échec ce matin. Fort de ce succès, l’ancien président de la Ligue de Football Amateur, même s’il a toujours clamé qu’il n’avait pas d’autre ambition jusqu’ici que de réformer l’institution, pourrait maintenant se tourner vers une candidature à la présidence de la FFF le 18 juin prochain. Noël Le Graët, actuel vice-président, devrait, lui, officiellement se lancer dans la course.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Ven 1 Avr - 17:26 par taz azur
M6 s’en prend à la FFF

Nouveau clash en vue pour la FFF ? Après le différend qui oppose la Fédération à William Gallas et celui avec Raymond Domenech, c’est avec M6 que la Fédération Française de Football pourrait avoir maille à partir. C’est en tout cas ce qu’a annoncé hier Nicolas de Tavernost, dans les colonnes de l’Equipe. Le président du directoire de M6 a tout simplement annoncé que « nous allons poursuivre la FFF », suite au refus des joueurs de l’équipe de France de se laisser interviewer après le match contre le Luxembourg. Le deuxième refus consécutif de leur part.



Pour autant, il ne faut pas voir là-dedans un excès d’orgueil de la part des Bleus. Il semblerait que le problème soit lié à une histoire de gros sous. Il semblerait en effet que la FFF exigerait la présence de panneaux publicitaires derrière les Bleus, durant les interviews. Ce qui a le don de profondément agacer les responsables de la chaîne télévisée qui n’est pas liée elle-même à ses contrats de sponsoring. Et Nicolas de Tavernost de s’appuyer sur les règlements de l’UEFA pour justifier sa position : « Le règlement de l’UEFA prévoit que nous ayons des interviews, mais n’oblige pas le diffuseur à les faire devant un panneau. » Il ne reste donc qu’à attendre la réponse de la FFF…
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Re: Le journal des Bleus
Message le Jeu 31 Mar - 16:48 par Selmac
32 000 euros pour Domenech

Toujours en conflit avec la Fédération Française de Football, Raymond Domenech a perçu un chèque de 32 000 euros bruts de sa part. Une indemnité pour avoir qualifié les Bleus au Mondial sud-africain.



Nouvel épisode dans l'affaire Raymond Domenech contre la FFF. En effet, selon l'AFP, après avoir dénoncé auprès de son ancien employeur le solde de tout compte lié à son licenciement, l'ancien sélectionneur a, entre autres, reçu un bulletin de salaire datant de mars 2011. La somme serait ainsi de 32 000 euros bruts, soit la somme cumulée des primes (droit à l'image notamment) pour la qualification de l'équipe de France à la Coupe du Monde 2010. « C'est normal, il avait qualifié l'équipe. Cela correspond à la période de qualification de la saison 2009-10, soit de juillet à novembre 2009, a précisé à l'AFP le président de la Fédération Française de Football Fernand Duchaussoy. Mais post-qualification, il n'a rien touché. Raymond Domenech a touché ce qu'il devait, il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus, il a reçu un chèque, ce qui aurait dû être fait en même temps que les joueurs, il n'y ni faveur ni défaveur, il a été traité comme tous les joueurs. »

Régulièrement présent aux abords du siège de la Fédé pour ses activités au sein de l'Unecatef, le syndicat national des entraîneurs, Domenech n'a cependant pas trouvé d'accord avec la FFF qui l'avait licencié pour faute grave en novembre dernier. Selon le conseiller en communication de l'ancien défenseur, le chèque de 32 000 euros n'a pas été encaissé. Raymond Domenech réclame toujours 2,9 millions d'euros d'indemnités, une somme évidemment d'un tout autre ordre. A noter qu'une audience de conciliation entre les deux parties aura lieu le 14 avril prochain au Conseil des prud'hommes. Pas sûr que cela suffise pour mettre un terme à cette mascarade…

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Re: Le journal des Bleus
Message le Jeu 31 Mar - 16:39 par Selmac
Pour Duchaussoy, l’équipe de France n’ira pas loin

Fernand Duchaussoy, le président de la FFF estime que l’équipe de France ne doit pas faire de rêves trop excessifs. Sympas les encouragements.



Président de la Fédération française de football depuis le18 décembre dernier, Fernand Duchaussoy connait mal l’optimisme. Dans un entretien accordé à l’AFP, le président de l’instance nationale a jugé l’équipe de France de manière surprenante.

Cette génération n’a pas de Platini ou de Zidane

«Je pense, et je connais un peu le foot, qu'on aura une excellente équipe en 2014 pour la Coupe du monde à condition qu'on aille à l'Euro 2012, et de faire un bon Euro, pour apprendre. On n'a pas Platini, pas Zidane, etc... il faut qu'on progresse par le jeu», a lancé le président de la FFF. De telles déclarations ne risque pas de faire plaisir à Laurent Blanc et aux joueurs de l’équipe de France. Il a quand même insisté sur la qualité de nombreux joueurs français, «Mais, des joueurs, on ne peut pas dire qu'on n'en a pas, on est le premier fournisseur de la Ligue des champions en Europe». Fernand, il faut arrêter les comparaisons !
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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 30 Mar - 18:20 par taz azur
La FFF ne paiera pas Gallas

La plupart des Bleus sélectionnés pour la Coupe du Monde 2010 ayant renoncé à leurs primes, la redistribution va pouvoir bientôt débuter. N’ayant pas trouvé d’accord avec William Gallas, la FFF a tout simplement décidé de ne rien verser au défenseur de Tottenham.



Le président de la Fédération Française de Football, Fernand Duchaussoy, a profité du rassemblement de l’équipe de France pour avancer sur le dossier de la réaffectation des primes qui auraient dues être versées aux Bleus sélectionnés pour le Mondial sud-africain l’été dernier. «Cela ne va pas assez vite. La première réunion de distribution aura lieu le 12 avril. Le problème doit être réglé à la fin de la saison, car cela n'a que trop duré», se plaint-il dans les colonnes du Parisien.

Les primes pour acheter des minibus
Le montant global s’élève à environ 3 millions d’euros. L’argent sera reversé au football amateur. Au moment de signer le document de renonciation à leurs primes, les joueurs devaient ainsi préciser quels clubs ils souhaitaient aider. Eric Abidal et Alou Diarra, notamment, auraient respectivement choisi le Cascol Oullins et le CL Aulnay. Ironie du sort, la plupart des clubs formateurs des internationaux réclament des minibus. Demande qui n’a rien à voir avec la grève de Knysna. «Ce n'est pas du mauvais goût, mais une bonne idée. La difficulté actuelle des clubs, c'est le transport, parce qu'on trouve de moins en moins de dirigeants», rappelle Duchaussoy.

Au bras de fer avec Gallas
Parmi les 23 «mutins», seuls deux n’ont pas renoncé aux primes. Si Nicolas Anelka a prévu de reverser la sienne à une association caritative de son choix, William Gallas a rompu les négociations avec la Fédération qui, par la voix de son président, annonce avoir prix des mesures drastiques : «On a décidé de ne pas le payer et d'en assumer les conséquences. On ne lui versera ses primes que si juridiquement on nous y oblige. On a sifflé la fin de la récréation sur ce dossier !»
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Message le Mer 30 Mar - 12:27 par taz azur
Les primes paieront des... mini-bus



Les primes rétrocédées par les Bleus après la grève de Knysna devraient notamment servir à doter des clubs en mini-bus ! La 3F veut faire vite.

«La distribution des primes ne va pas assez vite» regrette Fernand Duchaussoy, le président de la FFF, dans le Parisien, mercredi. Le comité de suivi chargé à la fédération de répartir les primes auxquelles des joueurs ont renoncé après la Coupe du monde sud-africaine doit tenir sa première réunion le 12 avril. «Le problème doit désormais être réglé à la fin de cette saison. Ça n'a que trop duré», s'impatiente Duchaussoy.

«Non, ce n'est pas du mauvais goût mais une bonne idée»
Le montant total à répartir approche les 3 millions d'euros. Des sommes qui devraient notamment permettre d'aider les clubs formateurs des Bleus. Ceux-ci les ont souvent choisis quand ils ont indiqué leur préférence quant à l'utilisation des fonds en même temps qu'ils renonçaient à leurs primes d'image et de matches. Le journal relève que les clubs bénéficiaires demandent souvent... des mini-bus, sans qu'il faille y voir une allusion mal placée à la grève de Knysna. «Non, ce n'est pas du mauvais goût mais une bonne idée, explique Duchaussoy au Parisien. La difficulté actuelle des clubs, c'est le transport parce qu'on trouve de moins en moins de dirigeants.»


Fin de discussion avec Gallas
Concernant Anelka et Gallas, les deux seuls Bleus à ne pas avoir renoncé formellement à leurs primes, Duchaussoy indique que celles du premier iront à une association caritative, tandis que la FFF renonce à discuter plus avant avec le second. «On a décidé de ne pas le payer et d'en assumer les conséquences, assure le président de la 3F à propos de William Gallas. On ne lui versera ses primes que si juridiquement on nous y oblige. On a sifflé la fin de la récréation sur ce dossier.»
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Message le Mer 30 Mar - 12:17 par taz azur
France-Croatie: des rayures, une rature



Accrochée par de coriaces Croates au Stade de France en amical (0-0), l’équipe de France n’a pas pu améliorer sa série de six victoires consécutives.
Plus embêtant, les joueurs de Blanc n’ont pas confirmé leurs progrès dans le jeu. Il y a encore du boulot…
L’ombre de Thuram...


Menez n’est pas passé. Fin de série pour les Bleus après six victoires de rang

Un parfum de 1998 flottait mardi soir au dessus du Stade de France. Treize ans après, l’enceinte dionysienne avait encore la tête à cette demi-finale historique et à ce doublé improbable de Lilian Thuram. L’accolade sympathique entre Laurent Blanc et Slaven Bilic avant le coup d’envoi a rappelé des souvenirs…
Forcément, la version 2011 de France-Croatie (le cinquième de l’Histoire) s’annonçait moins glamour. Mais pas dépourvue d’enjeu. Quatre jours après une rencontre soporifique au Luxembourg (0-2), les Bleus avaient à cœur de briller lors de ce match amical. Pour prolonger leur série de six victoires consécutives, mais aussi pour montrer un visage plus séduisant à leur public.
Face à une équipe plutôt joueuse, Laurent Blanc avait choisi de faire tourner un peu son effectif. L’occasion pour Réveillère, Clichy, A. Diarra, Matuidi et Menez de se mettre en évidence. Et d’étrenner le nouveau maillot extérieur de l’équipe de France. Une marinière qui n’a pas réellement inspiré les Bleus. Dans la lignée de leur dernière sortie, les partenaires de Karim Benzema, touché à la cuisse gauche et sorti sur blessure (75e), ont eu beaucoup de mal à se trouver en attaque. A l’image d’un Florent Malouda une fois de plus décevant, les offensives françaises ont manqué d’impact.
Le premier nul de l’ère Blanc
Malgré la vivacité de Menez, ces Bleus incapables de marquer se sont fait peur. Mais Hugo Lloris a évité le pire face à Perisic (42e) et Petric (79e).
« Il faut améliorer les transmissions et les contrôles dans les petits espaces. C’est là que se fait la différence offensivement », glissait Malouda à la mi-temps. En vain. Les attaquants ont manqué d’inspiration jusqu’au bout, à l’instar de Loic Rémy seul face au but (84e).
L’autre frisson est d’ailleurs venu d’un défenseur. Mais le superbe déboulé d’Adil Rami, sorti sur civière en fin de match, a terminé sur le poteau (68e).
L’entrée en jeu de Franck Ribéry (59e), à la fois sifflé et encouragé, a tout de même amené un peu de dynamisme. Mais pas assez pour faire plier les coéquipiers de Luka Modric, plutôt discret ce mardi.
Avant cette rencontre, la France avait toujours gagné et marqué au moins deux buts face à la Croatie. Cette fois, les Bleus se contenteront du nul (0-0), le premier de l’ère Blanc. Certes, ils restent invaincus depuis sept matches. Mais leur prestation n’est pas de nature à rassurer à deux mois d’un déplacement périlleux à Minsk face à la Biélorussie (le 3 juin) en éliminatoires de l’Euro 2012.
Le nouveau maillot aura accouché d’un 0-0.


Dernière édition par taz azur le Mer 30 Mar - 12:31, édité 1 fois
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Message le Mar 29 Mar - 17:06 par taz azur
Un match pas si amical que ça

Outre les retrouvailles attendues entre les sélectionneurs Slaven Bilic et Laurent Blanc et le souvenir de la demi-finale du Mondial 1998, le choc entre la France et la Croatie ce mardi soir (21h) au Stade de France dépassera le simple cadre d’un match amical.




Pérenniser la défense
Laurent Blanc a tranché lundi. Alors que Steve Mandanda, exceptionnel cette saison avec l’Olympique de Marseille, était pressenti pour garder le but tricolore face aux Croates, le sélectionneur a choisi de maintenir Hugo Lloris à son poste. « C'est important à ce poste d'avoir la confiance et les automatismes avec la défense, a justifié Blanc. Vous pouvez donc anticiper que le gardien et la défense centrale seront les mêmes qu'au Luxembourg. » Le Lyonnais aura donc devant lui la charnière Mexès-Rami. Pour voir du changement, il faudra regarder sur les flancs. Troisième choix aujourd’hui derrière Abidal et Evra, Clichy pourrait se rappeler au bon souvenir de Blanc. Même topo pour Réveillère côté droit.
Réveiller l’attaque
«Ce match va permettre à certains de pouvoir jouer. On doit avoir une ligne directrice : continuer sur notre dynamique de victoires. » La France reste sur six succès consécutifs, éliminatoires de l’Euro 2012 et matches amicaux compris. On comprend que Laurent Blanc n’ait pas envie de voir une aussi belle série s’arrêter, la meilleure depuis 2004. Le sélectionneur pourra compter pour cela sur Karim Benzema ainsi que sur la faim des Hoarau, Gameiro et Rémy, remplaçants vendredi soir et qui pourraient entrer en jeu ce mardi soir. Il devra aussi bousculer une animation offensive déficiente face aux Luxembourgeois. Le Romain Jérémy Menez devrait ainsi prendre la place de Franck Ribéry dans un 4-3-3 qui avait séduit tous les observateurs lors de la victoire en Angleterre (2-1) le 17 novembre dernier. Malgré sa prestation en demi-teinte au Luxembourg, Yoann Gourcuff devrait être maintenu. Alou Diarra, présent ce lundi en conférence de presse, est en balance avec Yann M’Vila.
Braver les sifflets
« Il y aura 80 000 spectateurs mardi, je pense qu’il y aura des sifflets. Il faudra accepter ce moment-là, le passer, et continuer à avancer. » Dimanche dernier sur Téléfoot, Franck Ribéry a confié son appréhension sur ses retrouvailles avec le public du Stade de France. Pour la première fois depuis la grève de Knysna, le Munichois ainsi que le Mancunien Patrice Evra fouleront la pelouse dionysienne. Le retour des ex-bannis a choqué et irrité de nombreux Français. L’ambiance pourrait être détestable mardi soir au moment de l’accueil des joueurs. « Ils y sont préparés, juge Alou Diarra. A eux de faire abstraction de ce qu’il y aura autour même si ce ne sera pas facile ». Laurent Blanc : « La personne qui a payé sa place a le droit de s'exprimer. Ça n'est pas à moi de lui dire quoi faire. Il faut assumer. Si ça se passe mal, il faudra faire en sorte de changer les choses à la fin du match. » Principal concerné par les futurs sifflets, Patrice Evra la joue relax, toujours pour Téléfoot. « Les premiers qui sifflent sont les premiers qui vont me demander mon maillot à la fin. Alors, je prends ça comme un jeu ». Pas sûr qu’Evra ait toujours le sourire aux alentours de 22h45 juste à l’annonce des équipes par le speaker…

L’équipe probable contre la Croatie : Lloris - Reveillère, Rami, Mexès, Clichy - Nasri, A. Diarra (ou M'vila), Gourcuff - Menez, Benzema, Malouda
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Message le Sam 26 Mar - 12:31 par taz azur
La France assure (2-0)

Buteur(s)
Mexès (28e)
Gourcuff (72e)

Nouveau capitaine de l'Equipe de France, Samir Nasri a étrenné son brassard par une victoire logique sur le Luxembourg, au stade Josy Barthel de Luxembourg. Ce résultat conforte la première place des Tricolores , dans le groupe D, bien partis pour décrocher la qualification dans ces éliminatoires de l'Euro UEFA 2012.
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Message le Ven 25 Mar - 17:31 par taz azur
Guy Roux : les Bleus comme Popeye

Décidément, les mauvaises langues sont de sortie en ce moment… Après Lizarazu ou Didier Roustan, c’est au tour de Guy Roux de livrer ses impressions au sujet du nouveau maillot de l’équipe de France. Et une nouvelle fois, le constat est sans appel pour l’ancien entraîneur Bourguignon, qui n’hésite pas à comparer la nouvelle tenue des Bleus à « celle de Popeye ou des marins du Charles-de-Gaulle »…



[b]« Sur le principe,
c’est une honte »[/b

C’est dans les colonnes de l’Equipe que le sémillant Guy Roux s’est livré à cette analyse sans détour : « Sur le principe, c’est une honte. Il y a des symboles auxquels on ne peut pas toucher. Ceux qui ont hurlé après l’Afrique du Sud auraient dû hurler en voyant ce maillot. Le type qui a dessiné ce maillot n’a sans doute jamais vu un ballon de sa vie. » Toujours très franc du collier, Guy Roux sebme donc attaché aux traditionnelles couleurs bleu-blanc-rouge du maillot de l’équipe de France.

Un maillot pour le buzz
C’est aussi l’avis que partage l’ancien international de rugby Franck Mesnel. Aujourd’hui reconverti dans la mode, puisqu’il dirige la célèbre marque au nœud papillon rose Eden Park, il déplore le fait que ce maillot n’a été conçu que pour « créer le buzz ». Avant d’en rajouter une couche : « On ne touche pas au maillot bleu. Je suis jeune d’esprit, mais peut-être vieux jeu. Que l’on soit plus imaginatif pour le deuxième maillot d’un club, pourquoi pas. Mais en équipe nationale, non. »

Toutefois, l’aspect plus « fashion » de la tenue dessinée par Nike ne déplait pas à tout le monde – ouf ! Selon certains avis, les filles devraient raffoler de ce maillot… Un moindre mal, dira-t-on. Pour Nike en tout cas, l’essentiel est peut-être bien que l’on parle de ce maillot, que ce soit en bien – un peu – ou en mal – beaucoup, beaucoup..
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Message le Ven 25 Mar - 17:28 par taz azur
Les autres maillots rayés des « Bleus »

Depuis quelques jours, le nouveau maillot de l’équipe de France fait débat. Pas le traditionnel maillot bleu pour jouer à domicile, mais la marinière imaginée par Nike pour les matches à l’extérieur. Cette tunique, qui devait être inaugurée ce soir au Luxembourg, ne devrait finalement l’être que mercredi prochain face à la Croatie. Cela n’a pas empêché les critiques de pleuvoir, la dernière en date étant celle de Guy Roux, comparant ce maillot à la tenue de Popeye… Pourtant, ce n’est pas la première fois de son histoire que l’équipe de France jouera avec un maillot rayé…



La génération 1984 puis les « héritiers » de 1998 ont remporté de nombreux titres. Et leur maillot comportait tout de même quelques rayures. Oui, mais à cette époque, les traditionnelles couleurs bleu-blanc-rouge étaient clairement respectées par Adidas. Mais si l’on remonte plus loin dans l’histoire, le maillot rayé de l’équipe de France ne ressemblait pas franchement à celui que l’on a l’habitude de voir aujourd’hui.

Le blanc, couleur historique

Il faut signaler que la couleur historique du maillot des Bleus est… le blanc. En effet, pour son premier match, le 1er mai 1904 face à la Belgique, l’équipe de France portait un maillot blanc avec, en écusson, les deux anneaux rouge et bleu entrelacés de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques, un short bleu et des bas rouges. Le maillot extérieur était lui rouge et ce n’est qu’en 1908 que le maillot de rechange bleu a fait son apparition.
C’est en 1910 que l’équipe de France joue pour la première fois avec un maillot rayé : un maillot blanc rayé de bleu verticalement avec un col rouge, avec un short blanc et des bas rouges. Cette tenue officielle sera utilisée par les tricolores jusqu’en 1914…

Après la Première Guerre mondiale, l’équipe de France opte de façon quasi définitive pour le maillot bleu, le short blanc et les bas rouges. La tenue de rechange est alors rouge, alors que le maillot blanc « historique » n’est porté qu’une seule fois lors d’un match contre l’Écosse le 23 mai 1948 (victoire 3-0). Après 1964, le maillot rouge disparaît – excepté un rapide retour en 2008 – au profit d’un maillot bleu en tenue de référence et d’un maillot blanc en tenue de rechange.

L’incroyable match contre la Hongrie en 1978
En 1978, pourtant, à la Coupe du Monde en Argentine, l’équipe de France jouera contre la Hongrie avec un maillot rayé… vert et blanc ! Le déroulement de ce match avait d’ailleurs été un peu insolite dans sa préparation : les deux équipes se sont rendues compte à l’échauffement qu’elles avaient toutes deux un maillot entièrement blanc. Problème : ni les Français ni les Hongrois n’ont un jeu de maillots de rechange…

Un émissaire est donc envoyé dans les rues de Mar del Plata pour trouver un maillot utilisable. Celui-ci revient après avoir emprunté la tenue d’un club local, le Club Kimberley de Mar del Plata, permettant au match de débuter… avec près de 45 minutes de retard ! Et pour couronner le tout, les numéros des maillots ne correspondaient pas à ceux des shorts, Dominique Rocheteau évoluant ainsi avec le n°7 sur son maillot… et le 18 sur son short ! Finalement, l’équipe de France s’impose (3-1), mais les deux autres défaites face à l’Italie et l’Argentine ne permettent pas aux Bleus de s’extirper de la phase de poules…

On le voit, l’équipe de France et les maillots rayés, c’est une longue « histoire d’amour ». Mais bien évidemment, à l’époque, les rayures en questions n’avaient rien à voir avec un éventuel coup marketing…
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Message le Jeu 24 Mar - 21:46 par Selmac
lÉquipe de France : Evra découpé par Courbis

A la veille d’affronter le Luxembourg, on parle toujours du retour de Ribéry et Evra. Le latéral de Manchester United n’a jamais convaincu en équipe de France. Et surtout pas Rolland Courbis.



Patrice Evra assure pouvoir déjeuner tranquillement « en plein centre de Paris » et recevoir de nombreuses marques d’affection et de soutien. On lui conseillerait de ne pas venir manger près des locaux de RMC. Rôde dans ce coin-là l’un de ses plus farouches opposants, Rolland Courbis.

Courbis : « Evra, c’est quoi comme joueur ? »
Le consultant de la radio a exprimé son point de vue technique sur Patrice Evra : « Il ne s'est jamais imposé en équipe de France. Patrice Evra aujourd'hui, c'est quoi comme joueur ? Un arrière gauche offensif qui ne fait jamais marquer un but et qui n'en marque jamais non plus. Sur le plan défensif de temps en temps il défend quand même, c'est un garçon très moyen sur le plan athlétique, dans le jeu de tête et dans les fermetures défensives. Une fois qu'on m'aura prouvé le contraire, je dirais que je me suis trompé et je m'en excuserais. » Pour le moment, pas besoin de t’excuser Rolland.
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Message le Mer 23 Mar - 18:14 par taz azur
Just Fontaine parmi les Bleus

Just Fontaine, meilleur buteur de tous les temps lors d'une phase finale d'une Coupe du Monde (13 buts lors de Suède 58), est présent ce mercredi à Clairefontaine à l'invitation de Laurent Blanc .



L'homme en 30 buts en 21 sélections sous le maillot tricolore a rencontré Karim Benzema et ses partenaires avant le déjeuner. Ensemble, ils ont regardé un montage des grands moments de sa carrière avant que l'ancien buteur des Bleus évoque en quelques mots son attachement à la sélection nationale. Just Fontaine assistera également au match amical face à la Croatie au Stade de France mardi prochain.
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Message le Mer 23 Mar - 18:08 par taz azur
Evra s'excuse... à moitié

Patrice Evra s'est exprimé devant la presse aujourd'hui. en plus des excuses en demi teinte, il a tenu à se défendre, estimant qu'il devait prendre «en tant que capitaine.»



L'heure était aux excuses en Equipe de France, après Franck Ribéry hier, c'est Patrice Evra qui s'est présenté devant les micros des journalistes à Clairefontaine. Mais autant le joueur du Bayern Munich a joué le jeu, autant le latéral de Manchester United a plus insisté sur la nécessité de «tourner la page. J'ai envie d'être une solution pour cette nouvelle génération, mais pas un problème.» Patrice Evra dit regretter ce qui s'était passé en Afrique du Sud et notamment lors de la grève du bus à Knysna : «On a fait une erreur, bien sûr qu’on regrette.»

Sur la défensive
«Certains ont la mémoire courte puisque je suis le premier à m'être excusé après le match contre l'Afrique du Sud et à renoncer aux primes.», a déclaré Patrice Evra, à demi en guise d'excuses, à demi pour clore le sujet.

Evra contre-attaque
Mais comme sur le terrain, Evra sait défendre et attaquer. Comme à Manchester United, il procède en contres : «C'était un peu injuste. On a voulu faire de moi un meneur, mais c’est faux. C’est en tant que capitaine que j’ai été condamné.» Un run de 30 mètres côté gauche et le danger n'est plus dans le même camp. L'ancien capitaine des Bleus reprend alors confiance et se lâche : «Je ne suis plus en colère. Je me suis battu, j’ai fait appel. Comme j’étais un capitaine, on ne pouvait pas faire autrement, il fallait que quelqu’un prenne.»

Mais comme pour Ribéry, Evra sait que «maintenant, c’est sur le terrain qu’il faut jouer» et sur le terrain qu'ils seront jugés.
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Message le Mer 23 Mar - 18:06 par taz azur
Gourcuff-Ribéry : Blanc pète un câble

Laurent Blanc, le sélectionneur de l’équipe de France, commence très sérieusement à être agacé par les histoires entre Gourcuff et Ribéry.



Tout le monde le sait, Laurent Blanc a rappelé deux des mutins de Knysna, Patrice Evra et Franck Ribéry. Le premier, très certainement en raison de l’absence d’Eric Abidal et le second, au vu de ses bonnes performances en club de ces derniers temps. Franck Ribéry et Gourcuff, c’est une vieille histoire. Certains disent qu’il y aurait eu embrouille et d’autres non. En tout cas, Laurent Blanc s’est montré ce matin quelque peu agacé des rumeurs qui tournent quant à une possible embrouille entre le Lyonnais et le Bavarois.

Ribéry VS Gourcuff : rien à signaler
Laurent Blanc a surtout insisté sur le fait que les médias traitent plus des rumeurs que des futurs matchs contre le Luxembourg et la Croatie. Il affirme aussi que les choses ont été mises à plats entre les deux joueurs, «Vous pensez qu’il y a une affaire entre Ribéry et Gourcuff. Je ne peux pas parler du passé. Mais du présent. Lundi, Ribéry a exprimé ce qu’il ressent ; c’est bien. Ils ont eu une discussion. Il n’y a pas de problème entre les deux joueurs. Leur discussion a remis les choses à plat» a-t-il balancé ce matin en conférence de presse. Au moins, c’est clair.

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Message le Mer 23 Mar - 12:46 par taz azur
Evra pour quoi faire ?

Rappelé pour la première fois en équipe de France depuis la Coupe du Monde, Patrice Evra bénéficie pleinement de l’absence d’Eric Abidal à son poste. Jusqu’au point de redevenir titulaire devant Gaël Clichy ?


Patrice Evra peut-il briguer une place de titulaire dès son retour ?

Patrice Evra est de retour en équipe de France. Depuis l’annonce de la liste jeudi dernier par Laurent Blanc, l’affaire est entendue et les contestataires sont appelés à ruminer leur colère dans leur coin. En effet, comme le disait si clairement Franck Ribéry lundi devant la presse, concernant la sélection, «c’est Blanc qui décide», pas Chantal Jouanno ni l’opinion publique pourtant globalement défavorable à un retour des désormais ex-bannis. D’ailleurs, à l’instar du Munichois, le Mancunien aussi devrait être amené, mercredi, à venir s’exprimer devant la presse pour son retour. Mais faire partie du groupe de 23 joueurs pour les matches au Luxembourg et contre la Croatie est une chose, et être titulaire en est une autre. D’où cette question, inévitable : Evra revient-il par la petite porte ou peut-il briguer dès à présent une place dans le 11 de départ, comme l’avait obtenue avant lui un certain Eric Abidal dès son retour en Bleu ? Le Barcelonais dont l’absence, cruelle, a ouvert de nouveau les portes de l’équipe nationale au capitaine de Knysna. Ce que reconnaissait d’ailleurs volontiers Blanc : «Il y a eu une triste nouvelle qui m’a rapidement obligé à faire une nouvelle analyse au niveau du poste d’arrière gauche. Je sais tout le bien que pense Alex Ferguson de Patrice. Il m’a confirmé que c’était un joueur important sur le terrain, mais aussi, même si cela peut en surprendre certains, sur le plan humain.»

Avantage Evra
Sauf qu’entre la case Abidal et la case Evra, il y a, a priori, celle occupée par Gaël Clichy. Seul problème : au début de l’ère Blanc, le Gunner s’est vu remettre les clés du couloir gauche défensif en équipe de France et ses prestations ont pour le moins déçu. Aussi bien sur le plan défensif qu’offensif, pourtant son point fort. Du coup, du costume de titulaire, Clichy passait à celui de remplaçant en Angleterre et face au Brésil, matches durant lesquels Abidal, lui, ne ratait pas l’occasion de s’imposer. Mais le Blaugrana absent pour une durée que l’on peut espérer la plus courte possible sans en avoir la moindre certitude malheureusement, il serait logique que le Londonien récupère sa place. Logique, mais absolument pas obligatoire. Surtout que Clichy ne traverse pas avec Arsenal la période la plus faste de sa carrière. Depuis le début de la saison, Evra non plus ne brille pas de mille feux. Mais depuis plusieurs semaines, sa courbe de performances remonte sensiblement et son expérience pèse un poids certain. Reste cependant un dernier facteur à prendre en compte, et qui a toute son importance aux yeux du sélectionneur : l’aspect psychologique.

Clichy d’abord titulaire et puis…
Parfait soldat jusqu’à présent au niveau de l’état d’esprit, Clichy a vu Abidal lui passer devant à la régulière. Mais comment vivrait-il, moralement, un nouveau recul dans la hiérarchie, plus discutable, au bénéfice cette fois d’Evra ? En faisant un tel choix, Blanc ne prendrait-il pas le risque de «griller» mentalement un joueur de 25 ans ? D’un autre côté, si l’on suit les arguments évoqués par le sélectionneur pour rappeler Evra, il apparait difficile de ne pas imaginer celui-ci dans la peau d’un titulaire, même si Blanc a insisté sur le fait qu’il avait fait appel «au joueur de Manchester United, pas à l’ancien capitaine des Bleus.» Maintenant, face au Luxembourg, un match sans grande crainte sur le plan défensif, Blanc pourrait très bien ménager la chèvre et le chou en titularisant Clichy afin de se donner le temps de jauger humainement Evra, le tout sans s’exposer sur le plan sportif. Une manière de laisser du temps au temps qui pourrait séduire l’Alésien à en croire sa conclusion sur le sujet : «Les cartes sont redistribuées. Aux joueurs convoqués à ce poste de prendre cette place de numéro 1, en sachant très bien que les performances en club et en sélection seront importantes, mais qu’il y aura aussi une analyse au niveau de l’état d’esprit.»
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