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 Le journal des Bleus

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taz azur

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Le journal des Bleus :: Commentaires

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Re: Le journal des Bleus
Message le Ven 13 Mai - 16:37 par Selmac
Les conclusions du Conseil Fédéral .

Déplore les propos déplacés et malsains qui ont été tenus par des cadres de la FFF au cours de la réunion du 8 novembre et invite leurs auteurs à présenter des excuses au monde du football ;

Exclut formellement, s'agissant de la politique de formation et de détection de la fédération, toute idée de sélection fondée sur d'autres critères que la seule performance et le talent ; il rappelle que le football unit les hommes dans l'effort, quels que soient leurs origines, leur niveau social, leurs opinions ou leurs croyances ;

Réaffirme solennellement son attachement aux valeurs morales du football qui en font un moyen d'éducation exceptionnel et un facteur irremplaçable d'épanouissement de la personne, d'intégration sociale et de promotion de l'homme ;

Réaffirme sa volonté de lutter à tous niveaux, amateurs ou professionnels, contre toute forme de racisme ou de discrimination, quelle qu'elle soit, en s'appuyant notamment sur les organisations qui mènent ce juste combat au sein de la société civile ;

Condamne l'utilisation, quels qu'en soient les mobiles, de procédés déloyaux tels que l'enregistrement de conversations ou leur publication ainsi que, d'une façon générale, l'instrumentalisation du football à des fins politiques ;

Renouvelle sa confiance au sélectionneur national ;

Mandate le Directeur Général afin qu'il prépare les nécessaires évolutions de l'organisation et des modes de fonctionnement des services de la fédération et qu'il soumette ces projets au nouveau Comité Exécutif dès sa mise en place le 18 juin prochain ;

Demande au Président de la FFF d'engager les mesures disciplinaires appropriées contre ceux qui ont manqué à leurs obligations.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 11 Mai - 20:23 par Selmac
La LICRA veut élargir l'enquête

Alors qu'il n'y aura aucune poursuite judiciaire dans l'affaire des quotas, la LICRA, via à un communiqué, a fait savoir qu'elle souhaitait que l'enquête soit élargie.



Communiqué de la LICRA
Alors que les conclusions des deux enquêtes menées par le Ministère des Sports et la FFF sur « l'affaire des quotas » dans le football sont rendues aujourd'hui, la LICRA est déçue par la teneur des échanges depuis la publication des faits par Mediapart.

La LICRA constate que le débat a été mal posé. La question n'est pas de savoir si Laurent Blanc est raciste ou pas, mais s'il y a eu volonté de mettre en place une politique de discrimination au sein du football français. Cela renvoie à des questions d'ordre ethnique, ce qui est grave en soi, mais surtout révélateur du climat actuel dans la société française. Le sujet serait-il sorti si Mediapart ne l'avait pas mis en lumière ?

La LICRA constate, elle, toutes les semaines dans les instances régionales et départementales du football amateur un déni d'actes racistes. Mais au lieu d'évoquer ces problèmes, un voile pudique a été posé sur le débat.

La LICRA tient à rappeler que le football a au départ plus d'atouts que n'importe quel autre secteur en proposant un accès à tous et une réelle mixité sociale. La LICRA restera donc en alerte quant à la suite donnée à cette affaire.

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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 11 Mai - 20:20 par Selmac
AFFAIRE DES QUOTAS : Beaucoup de bruit pour rien ?

La fameuse affaire des quotas au sein de la FFF va bientôt rendre son verdict. En attendant le Conseil fédéral, retour en questions sur une affaire qui a pris une ampleur peut-être trop importante.



Comment est née l'affaire des quotas ?
Le jeudi 28 avril dernier, le site d'informations Mediapart annonce qu'au cours d'une réunion de la Fédération française de football, à laquelle a participé le sélectionneur national Laurent Blanc le 8 novembre 2010, la mise en place de quotas officieux à l'entrée des centres de formation a été évoquée. Le but semble être, au tout début de l'affaire, selon le site Internet, de réduire le nombre de joueurs d'origine africaine et nord-africaine. Dans la foulée, le président de la FFF, Fernand Duchaussoy, dément cette révélation. Le lendemain, Laurent Blanc, lors d'une conférence de presse, confirme sa participation à la réunion mais déclare : « Le but était de parler d'un projet de jeu, de ce que la formation doit mettre en place pour avoir les meilleurs résultats dans cinq ans. Je n'ai pas entendu parler de quotas. » De son côté, la ministre des Sports Chantal Jouanno annonce l'ouverture d'une enquête au sein de la Fédération. Le samedi 30 avril, Mediapart publie des extraits de la réunion de novembre, révélant que le DTN, François Blaquart, a bien employé le mot « quotas ».

Quel est le fond de l'affaire ?
Après la révélation de la discussion enregistrée lors de la fameuse réunion, l'affaire perd quelque peu sa connotation raciste, le thème de la réunion semblant être le problème des joueurs à double nationalité (ou bi-nationaux). « Tout ça a trait à un problème important et croissant, celui des joueurs bi-nationaux, affirme alors Erick Mombaerts le sélectionneur des Espoirs sur RMC. Ce n'est qu'une discussion et en plus, elle n'a abouti à rien. Le problème des bi-nationaux n'est pas un problème racial. Il n'y a aucune connotation raciale. On a l'impression de vivre le phénomène Outreau. On a balancé un truc terrible et maintenant il faut le replacer dans son contexte. Le pire, c'est d'être affublé de cette étiquette de raciste. » De son côté, François Blaquart est suspendu à titre provisoire par Chantal Jouanno et Fernand Duchaussoy en attendant la conclusion de l'enquête.

Pourquoi Laurent Blanc doit-il se justifier sur des propos à connotation raciste ?
Le samedi 30 avril, le sélectionneur national publie un communiqué dans lequel il s'insurge contre toutes les accusations de racisme : « Etre soupçonné de racisme ou de xénophobie, moi qui suis contre toute forme de discrimination, je ne le supporte pas. » En cause, certains de ses propos : « Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks. Je crois qu'il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d'autres critères, modifiés avec notre propre culture. Les Espagnols, ils m'ont dit : “ Nous, on n'a pas de problème. Nous, des blacks, on n'en a pas. ” » Dès lors, des voies se sont élevées pour attaquer l'ancien défenseur central des Bleus tandis que d'autres l'ont défendu avec ardeur.

Pourquoi l'association France 98 s'est-elle déchirée ?
Le dimanche 1er mai, Lilian Thuram, qui a remporté la Coupe du monde 1998 avec Laurent Blanc, demande des comptes à son ancien partenaire sur TF1 : « Si Laurent Blanc est impliqué, il doit évidemment partir, comme il le dit lui-même », assène l'ancien latéral droit tricolore, très impliqué depuis plusieurs mois dans tout ce qui touche de près ou de loin au racisme. Patrick Vieira, autre champion du monde, ne demande pas la tête de Laurent Blanc mais se déclare très choqué et scandalisé par ses propos. En face, Bixente Lizarazu monte au créneau pour défendre Blanc sur RTL : « Faut-il couper la tête de Laurent Blanc ? Moi je dis non. Il n'a aucune idéologie raciste. » Marcel Desailly décide de son côté de calmer le jeu, tandis que Didier Deschamps regrette le manque de communication entre les membres de France 98 dont il est le président. Dimanche dernier, Zinédine Zidane est sorti de son silence pour soutenir également son ami dans le JDD et L'Equipe : « Le seul sujet est celui des quotas, pas le procès injuste qu'on fait à Laurent Blanc. Je le connais bien : on a le droit de tout dire sauf qu'il est raciste. » En attendant, France 98 est toujours attendu au jubilé de Bernard Lama qui aura le 11 juin prochain. Dur d'imaginer que tous y soient présents…

Pourquoi l'affaire s'est-elle calmée mardi après la conférence de presse de Chantal Jouanno ?
Interrogé lundi par les deux commissions d'enquête, de la FFF et du ministère des Sports, dans un lieu tenu secret, Laurent Blanc a joué au chat et à la souris avec la presse pendant une semaine. Des rumeurs ont un temps fait état d'une possible démission de sa part le week-end dernier. Pourtant, mardi, à l'issue de la conférence de presse donnée par la ministre des Sports à l'INSEP, la tempête semble s'être calmée puisque qu'il n'y aura pas de poursuite judiciaire engagées contre les acteurs de la désormais fameuse réunion du 8 novembre 2010. Laurent Blanc a donc été « relaxé ».

Qui est encore dans l'œil du cyclone ?
Jeudi prochain se tiendra une réunion exceptionnelle du Conseil fédéral de la FFF. L'occasion de faire un grand ménage interne. A ce titre, le DTN François Blaquart semble être le plus à même de se faire sanctionner. Fernand Duchaussoy, qui a toujours affirmé ne pas avoir eu connaissance du sujet de la discussion de la réunion du 8 novembre, pourrait donc être contraint, alors que les élections pour la présidence se profilent, de changer le fonctionnement de la « 3F ». En effet, le fait que le président ne sache pas qu'une discussion sur d'éventuels quotas puisse avoir été effectuée semble incroyable. D'autant que celui qui a enregistré la discussion, Mohammed Belkacemi, a juré ne pas avoir fourni l'enregistrement à Mediapart mais bien à d'autres membres de la Fédération (une version validée par l'enquête du ministère dont Belkacemi dépend). Enfin, vendredi, Laurent Blanc s'exprimera pour la première fois depuis une dizaine de jours dans le journal de 20h de TF1.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 11 Mai - 19:45 par Selmac
Blanc parlera vendredi au 20h de TF1

Dans un communiqué, la Fédération française de football annonce que Laurent Blanc s'exprimera ce vendredi dans le 20h de TF1.



La FFF, dans un commiqué, a indiqué que le sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc s'exprimera sur l'affaire des quotas ce vendredi dans le 20h de TF1 : "Après le rapport des deux commissions d'enquête ce mercredi et la réunion du Conseil Fédéral, jeudi, le sélectionneur de l'Equipe de France Laurent Blanc (photo) s'exprimera vendredi dans le Journal de 20h00 sur TF1".
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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 11 Mai - 19:43 par Selmac
Laurent Blanc et son jet privé à 6540 euros

Pour se rendre à son audition devant la commission d’enquête de l’IGJS puis de la FFF, Laurent Blanc a pris un avion privé. Et le sélectionneur des Bleus serait lui-même passé à la caisse.

Le journal l’Equipe pensait sûrement trouver un pou de plus dans la tête de la FFF. Curieux de connaître le montant – et l’identité du payeur – de la facture de l’avion affrété pour Laurent Blanc, ce lundi, lui permettant de faire le trajet Bordeaux – Paris, le quotidien n’a pas trouvé de réponse à la FFF ni au ministère des Sports. En effet, pour utiliser ce bimoteur d’une dizaine de places, qui a reçu au passage l’autorisation exceptionnelle d’atterrir à Villacoublay (aéroport militaire réservé à la flotte présidentielle et gouvernementale), Laurent Blanc a dû sortir son propre chéquier.

Laurent Blanc a fait appel au service de la compagnie Airlec Air Espace, spécialisé dans les déplacements VIP. Et pour un petit Bordeaux-Mérignac – Paris-Villacoublay, Laurent Blanc aurait déboursé 6 540 euros.




Par contre, Laurent Blanc l'a peut-être échappé belle. Souhaitant de la discrétion, le sélectionneur a demandé à ce que les auditions n'aient pas lieu au siège de la FFF. Heureusement, le tout s'est déroulé dans un endroit tenu secret; à Paris, et non à New-York. Car Airlec Air Espace n'est pas très rassurant sur la capacité de ses appareils concernant les vols dépassant 4 260 kilomètres...
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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 11 Mai - 19:41 par Selmac
Blaquart va porter plainte

Dans une entrevue au site Slate, François Blaquart revient sur l’affaire des quotas et sur la manipulation dont il est, selon lui, victime. Il va donc porter plainte pour que la vérité éclate.



Laurent Blanc et François Blaquart, les deux protagonistes principaux de l’affaire sur les quotas discriminatoires ont été dédouanés, pénalement en tout cas. Car le Directeur technique national est encore sous le feu des critiques. Une situation insoutenable qu’il dénonce sur le site Slate : " Je suis plus que meurtri et je le serai pendant encore longtemps. Jusqu'à jeudi, je suis donc dans l'attente de la réponse de ma Fédération, sachant que la commission d'enquête m'a dédouané de toute faute et a donc lavé en partie mon honneur."

"Les mots ont été complètement décontextualisés"

Le DTN fait une tentative d’explication pour comprendre ce qu’il lui arrive : " Des conneries ont été dites, c'est un fait. Personne ne nie les mots, mais ils ont été complètement décontextualisés. Nous n'avons pas pris conscience de nos bêtises sur le moment dans la mesure où à la sortie de la réunion, nous savions que tout cela (les quotas) n'avait aucun intérêt ". Pour le DTN, ce mot "quotas" n'a été employé qu'une seule fois, et il a rapidement disparu du sujet de la réunion.Il explique qu' "à la DTN, personne n'a dit qu'il y avait trop d'arabes ou de noirs".

« Je suis un antiraciste profond »

Ainsi, pour rétablir la vérité et surtout montrer sa bonne foi, celui qui se décrit comme un " antiraciste profond " compte "porter plainte" pour "faire en sorte que la vérité éclate". Pour le moment, l’homme ne sait pas encore contre qui. Il préfère attendre toutes les conclusions du rapport. Mais François Blaquart pense être victime d’une manipulation orchestrée par une dizaine d’individus.

Une chaîne de six ou sept noms entre Belkacemi et Mediapart

" Tant qu'on n'aura pas la chaîne qui va de Belkacemi aux aboyeurs qui ont travaillé avec Mediapart - cette chaîne a six ou sept noms - l'histoire ne sera pas éclaircie. Il y a une dizaine de personnes qui ont trempé là-dedans. Je crois qu'il y a des personnes qui n'étaient pas d'accord avec le projet que je voulais mettre en place parce qu'il remettait beaucoup de choses en cause. Elles ont cherché à le discréditer de cette manière ". Cette affaire marque en tout cas l'homme qui explique qu'il lui sera très difficile de travailler à nouveau à la Fédération. Car, avoue-t-il : "Il y a des gens avec lesquels je ne peux plus travailler". Pour le moment, la question ne se pose pas.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Mer 11 Mai - 13:00 par Selmac
La FFF cumule les cartons

Près d'un an après Knysna, la FFF est loin d'être guérie. Dans l'affaire des quotas, les deux commissions d'enquête ont mis en lumière ses dysfonctionnements récurrents. "Il faudrait un pilotage plus serré", juge la ministre des Sports Chantal Jouanno.



L'affaire des quotas va faire des victimes. Et laissera des traces au sein de la Fédération Française de Football. C'est déjà une certitude, avant même de connaitre les décisions du conseil fédéral prévu jeudi. Si Laurent Blanc a été dédouané, que François Blaquart, André Prévosto voire Erick Mombaerts ont été pointés du doigt, la FFF en son ensemble n'a pas été épargnée. Mardi, Chantal Jouanno et Patrick Braouezec ont chacun leur tour mis en cause la première fédération de France. Elle ne sort pas du bourbier dans lequel elle s’est empêtrée en Afrique du Sud.

L'affaire des quotas n'est finalement qu'une réplique lointaine du tremblement de terre de Knysna, là où, le 20 juin 2010, le sol s'est dérobé sous les pieds de Jean-Pierre Escalettes et de l’institution dont il pensait tenir les rênes. Une institution à la dérive, dépassée par les événements et un sport qui, par l'ampleur qu'il a pris, ne peut plus être géré par des présidents de ligue cooptés. Cela, le président Duchaussoy et les services publics en ont conscience et c'est dans cet esprit que la réforme de la gouvernance a été entreprise et menée à bien avec l'adoption des nouveaux statuts début avril.*

"C'est peut-être parce que je viens du ministère de l'Intérieur, mais je pense qu’il faudrait un pilotage plus serré", a reconnu Chantal Jouanno mardi matin. Avant d'ajouter : "C'est le sport phare en France. Ce n'est pas un hasard si l'affaire a pris une telle ampleur médiatique. Ce n'est pas normal que des informations ne remontent pas. (...) J'ai proposé à la FFF un audit interne et un accompagnement managérial."

L’appel du 18 juin

Que ce soit à Knysna, à Wembley lors de la résurgence de l'affaire des primes ou, ces derniers jours, avec les révélations de Mediapart, la FFF a subi les événements sans contrôler la situation. A chaque fois, l'institution a été attaquée, s'est défendue maladroitement, prêtant ainsi le flanc à de nouvelles offensives dévastatrices. Lorsque la bombe de Mediapart a été lâchée, la FFF n'a-t-elle pas commencé par minimiser l'affaire, voire nier l'évidence ?

"Il y a défaillance de la chaîne d'alerte et de prise de décision, s’est étonné Patrick Braouezec, président de la Fondation du Football et membre de la commission d'enquête de la FFF. (...) Quand monsieur Prévosto attend quelques mois pour transmettre l'enregistrement, il y a faute. Il aurait dû transmettre les préoccupations de monsieur Belkacemi et/ou prévenir le directeur général." A l'époque, celui-ci s'appelait Jacques Lambert et était en conflit ouvert avec André Prévosto... Ceci explique cela. Mais ne peut l’excuser. "Il y a des dysfonctionnements, un manque de communication au sein de la FFF, a repris Braouezec. On a été surpris de savoir que le DTN ne savait pas ce que la Fondation du football était. La FFF est une famille éclatée." Elle risque de l’être quelques semaines de plus. L’appel du 18 juin, date de l’élection du prochain président, ne semble pas de nature à réduire la fracture.

* Le 2 avril dernier a été entérinée une nouvelle répartition des voix entre "amateurs" (63%) et "professionnels" (37%). Le principe de l'élection du Président de la FFF et d'un Comité exécutif de dix membres au scrutin de liste a également été adopté.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Dim 8 Mai - 11:27 par Selmac
"Ce serait fou que Laurent Blanc parte"

L'ancien numéro 10 de l'équipe de France est sorti de son silence. Il est venu à la rescousse de son "ami" Laurent Blanc, et assure que ce dernier doit rester à la tête des Bleus.



Parmi tous les champions du monde 98, qui s'entredéchirent à propos de la fameuse affaire des quotas, il y en a un qui se refusait à tout commentaire. Et pas des moindres. Mais Zinedine Zidane est enfin sorti de son silence et a clairement défendu le sélectionneur national Laurent Blanc. Dans un entretien accordé au quotidien L’Équipe à paraitre dimanche, l'ancien capitaine des Bleus défend corps et âme le sélectionneur: "Concernant Laurent, on va faire simple et clair : je le connais bien, il n'est bien sûr pas raciste. Je vais même plus loin: il ne raisonne jamais comme ça car ce n'est pas un sujet pour lui ! Je pense que c'est d'ailleurs comme ça qu'il s'est fait emmener dans une discussion équivoque. Lolo, c'est quelqu'un de spontané, qui parle ouvertement, qui ne pense pas une seconde que ses propos peuvent être mal interprétés... et clairement, là, ses propos ont été non seulement très maladroits, mais en plus, ils venaient dans une discussion où d'autres expressions étaient très limites, comme ce mot de 'quota'".

"Je peux vous dire qu'il était très, très touché"

Face à la rumeur d'une démission qui a couru samedi, Zidane répond à la question suivante: 'Blanc doit-il quitter ses fonctions ?': "Bien sûr que non. Mais je peux vous dire qu'il était très, très touché. Je pense qu'il a commencé à faire un super boulot. Et qu'il a un vrai projet ! Il faut laisser les choses à leur place, ce serait fou qu'il parte à cause de cela. Il doit continuer".

Zidane a également donné les raisons de son si long silence: "J'attendais de voir. Et quand on voit justement cette folie, ces amalgames... Alors oui, il y a des vrais sujets de fond, des sujets qui me touchent réellement, mais il y a aussi un mauvais procès vis-à-vis de Laurent Blanc".

"Ce black-blanc-beur est une invention médiatique"

Enfin, il a donné son avis sur la politique de préformation que souhaitait mettre en place la DTN: "Par contre, il y a des sujet de fond sur lesquels on doit réfléchir: sur la détection, la philosophie de jeu, la façon dont on construit la formation des jeunes. Bien sûr que dans le sport de haut niveau, on parle de performance, de rendement ! Mais l'idée de sélectionner voire discriminer des gamins en fonction de ce statut binational est pour moi aberrante. Mais encore une fois, ce black-blanc-beur est une invention médiatique, après coup. Nous, on se voyait comme un groupe de copains, et justement notre force, c'était ce mélange : black, blanc ou beur, ce n'était pas un sujet pour nous. On était les meilleurs à chaque poste, point".

Les meilleurs à chaque poste, c'était bien ça le principal message qu'ont tenté de faire passer maladroitement Laurent Blanc et ses acolytes. Zidane a parlé et a défendu le sélectionneur. Sera-ce suffisant pour le faire rester et surtout changer l'opinion publique qui exhorte Laurent Blanc à quitter son poste ?
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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 7 Mai - 19:41 par Selmac
«Je suis qui pour pouvoir juger ?»



«Je suis très triste pour Laurent Blanc.» Voilà comment démarre le long entretien accordé par Didier Deschamps aux lecteurs du «Parisien-Aujourd'hui en France», publié ce samedi.
L'entraîneur marseillais évoque d'entrée de jeu l'affaire des quotas qui secoue le football français, et son pote Laurent Blanc. «Je ne peux pas m'empêcher de penser à sa famille, ses parents, sa femme et ses enfants», assure DD, qui regrette aussi les prises de position et les tiraillements entre les champions du monde 98. «On est pas tous amis, avoue-t-il. Mais la meilleure des choses, c'est de se parler en direct». A la question "Laurent Blanc doit-il démissionner ?", il ne prend pas position. «Je suis qui pour pouvoir juger ?», rétorque l'ancien capitaine des Bleus, «candidat à rien du tout» en cas de départ de son ancien coéquipier.

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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 7 Mai - 19:22 par Selmac
Quotas - Thiriez :"Assez !"

Le président de la LFP, Frédéric Thiriez, s'est à son tour exprimé sur l'affaire des quotas et demande plus de mesure et de respect. Et surtout de la réflexion...



Dans la longue liste des joueurs, entraîneurs, ancien joueurs, personnes approchant de près ou de loin le football, je demande le président de la LFP, Frédéric Thiriez. Un peu plus d'une semaine après le démarrage de cette fameuse "affaire" de quotas, l'avocat s'est fait le défenseur de la FFF. Ou du moins demande un peu plus de mesure et de réflexion dans les propos. "Curieux professeurs de morale d'ailleurs qui, pour redresser les torts présumés d'autrui, utilisent eux-mêmes des procédés illégaux, pire, immoraux tel que l'enregistrement des conversations ! Il faut croire que la notoriété d'un jour permet d'atténuer quelques scrupules. Exiger du football d’être un modèle de vertu sans en être un soi-même est un peu trop commode. Passons.Quelle est la réalité ? Le football est beaucoup plus qu'un sport. Il occupe une place centrale dans le quotidien des gens, la société civile et, par capillarité, l'univers politique et médiatique. Dans le bruit médiatique et le désarroi politique ambiants, parler du football, de préférence en mal, permet de créer le buzz et de faire parler de soi. La main de Thierry Henry, les salaires des footballeurs, le bus de Knysna, tout cela permet, en dénigrant le football, de soigner sa propre image à peu de frais en évitant d’évoquer des sujets plus difficiles, sur lesquels pourtant, la parole de ces experts est plus attendue = la situation économique, l'emploi, l'euro..." lance-t-il dans un communiqué.

Pas de racisme

Est-il question de défendre purement et simplement la FFF ? Pas tout à fait. Il s'agirait davantage de dénoncer la dérive médiatique avant de demander une réflexion sur ce fameux "problème" des joueurs bi-nationaux. "L'accusation de racisme est aussi surprenante sur le fond que violente sur la forme et en tous cas insupportable pour qui connait un tant soit peu le football. Il suffit de regarder nos équipes évoluer, depuis nos poussins jusqu'à notre sélection A, en passant par nos clubs professionnels pour constater que le football français demeure un exemple de diversité et d'intégration, sans doute unique dans la France d'aujourd'hui" continue-t-il.

"Alors, de grâce, revenons aux faits et retrouvons le sens de la mesure. Au cours d'une réunion de techniciens du football à la Fédération Française de Football, une vraie question a été abordée, celle des jeunes joueurs que nous formons en France et qui rejoignent ensuite les sélections étrangères avec lesquelles nous sommes en compétition. Les responsables de la formation ont-ils interdiction de s'inquiéter de cette situation ? Non. Il serait même surprenant qu’ils l’ignorent. La solution envisagée – limiter l’accès des binationaux au système de formation - est-elle acceptable ? Non, évidemment. Ce serait tourner le dos, non seulement aux règles de la FIFA, mais aussi à l’histoire de notre pays, à nos valeurs et nos traditions. Cette (fausse) solution a-t-elle été validée par la Direction Technique Nationale ? Non, sous réserve, bien sûr, de ce que nous dira l’enquête en cours. A-t-elle été validée, voire même présentée au Conseil Fédéral ? Non. Y-aurait-il eu commencement d’exécution de consignes occultes ? Là aussi, attendons les résultats de l’enquête, mais tout porte à croire que non, évidemment."
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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 7 Mai - 12:23 par Selmac
« D'autres preuves ? Possible »

Journaliste à Mediapart, Fabrice Arfi fait le point sur l'affaire des quotas après une semaine. Il avoue avoir sous-estimé le raz-de-marée tout en laissant la porte ouverte à d'autres preuves.



Fabrice Arfi, une semaine après que l'affaire des quotas ait été révélée, pouvez-vous faire un point ?
Ce qui paraissait sidérant il y a une semaine est désormais acquis. On a bien vu que les démentis des premiers jours ont donné lieu à un silence assourdissant des principaux protagonistes. Et même à des excuses timides de Laurent Blanc qui pourtant démentait tout de A à Z et n'avait jamais entendu parler de quotas. On voit bien avec notre dernière révélation, la publication du graphique, que contrairement à ce qui est dit, ce n'était pas qu'une discussion. Que la réunion du 8 novembre était une réunion officielle, institutionnelle, décisionnelle et que le graphique en est une illustration matérielle. Je constate qu'il y a eu des relais institutionnels avec nos révélations, que ce soit du côté de la Fédération ou du Ministère des Sports. On ne peut que s'en réjouir et j'espère que les enquêtes se font normalement, sans pression. Je pense que la Fédération est dans une position compliquée, en étant à la fois juge et parti dans cette histoire depuis qu'on a révélé que, dès le 9 novembre, le directeur général adjoint Monsieur Prévosto était détenteur de l'enregistrement.

Pensiez-vous que cette affaire allait prendre une telle ampleur ?
Je me doutais bien que le foot étant le sport numéro un et que Laurent Blanc étant impliqué dans l'affaire, ça allait avoir une résonance particulière. Mais sincèrement, j'avais sous-estimé le raz-de-marée. Ce que je suis en train de vous dire est une évidence. C'est-à-dire qu'on ne peut pas discriminer des enfants qui sont français selon l'origine des parents. On ne peut pas faire une hiérarchie au sein même de la communauté nationale selon une origine étrangère supposée ou réelle. Ça, c'est une discrimination sur l'origine. Tout ça relevait tellement de l'évidence pour nous que le débat a pris une forme qui me sidère un peu. On en est à se demander si Laurent Blanc est raciste alors que ce n'est pas la question posée par Mediapart.

Mediapart peut-il désormais avoir une image négative en relayant ce scandale ?
Ce n'est pas Mediapart qui fait du mal au football ou à la société. Ceux qui font du mal au football, ce sont ceux qui pensent qu'on peut discriminer des enfants de 12 ans selon l'origine de leurs parents. Ceux qui font du mal au football, ce sont ceux qui pensent il y a les noirs qui sont grands et costauds d'un côté et les petits blancs avec l'intelligence du jeu de l'autre. Ce sont ces gens-là qui font mal au football. Quand j'étais minot, j'ai regardé France 98. J'étais même à la finale au Stade de France et j'étais absolument fan de Laurent Blanc. Le football, ce n'est pas ce qu'on entend dans cette réunion, ce n'est pas ce qui se dessine en essentialisant la couleur de la peau ou en se disant qu'il faut faire des quotas discriminatoires. Donc ce n'est pas Mediapart qui fait mal au football. Mais c'est vrai qu'on y est déjà habitué car quand on a révélé l'affaire Betancourt, c'était déjà la même chose. C'est-à-dire que lorsque l'on révèle une affaire importante et grave, il faut toujours s'en prendre au messager car ça vous permet de ne pas réfléchir au fond de l'affaire et ça vous permet de faire diversion. C'est juste un peu fatiguant de passer notre temps à devoir se justifier et à devoir expliquer des choses qui sont pourtant limpides.

Mediapart monte crescendo dans ses révélations. Comment fonctionnez-vous dans cette affaire ?
Disons que nous souhaitons rester maîtres de notre agenda. Le premier article que nous avons publié est une enquête qui n'avait pas que la réunion du 8 novembre comme élément. On a voulu ramasser tout ce que nous avions pu regrouper, vérifier, hiérarchiser et il y a eu une cristallisation de la tension sur la réunion du 8 novembre. Mais on parle de la réunion d'Ouistreham en juillet de même d'anecdotes qui remontent à 1997. On a évidemment de nombreux témoins.

Peut-on s'attendre à la parution d'autres preuves dans les jours à venir ?
C'est possible. On est plusieurs journalistes à temps plein sur l'affaire et on récupère des informations. Moi, il y a autre chose qui me sidère un peu : c'est une partie de nos confrères qui sont plus obsédés par la traque de nos sources potentielles que par les informations. Venant de journalistes, c'est surréaliste. Quand je lis qu'on parle de Mohamed Belkalcemi comme une taupe, c'est un scandale. Une taupe, c'est un espion, un agent de l'étranger, un traître. Je lis un peu partout qu'on serait la marionnette d'untel ou d'untel sur fond de guerre de succession à la Fédération Française de Football. Sincèrement, je suis un peu sidéré. Plusieurs personnes, même au sein de l'appareil du football, sont scandalisées par ce qu'il se passe et par la politique qui est mise en place et par les consignes qui sont données.
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Re: Le journal des Bleus
Message le Sam 7 Mai - 12:20 par Selmac
Malouda : "La France est encore la risée du monde"

Dans les colonnes de L'Equipe, Florent Malouda s'est exprimé à son tour sur l'affaire des quotas qui frappe le football français. Le gaucher des Blues et des Bleus aimerait plus de mesure et pense que le moment choisi pour lancer cette polémique n'est pas anodin.



"J'essaie de prendre du recul." Déjà un bon point pour Florent Malouda. Et une différence avec la majeure partie des acteurs du monde du football qui ont réagi à la bombe lâchée par Mediapart, il y a plus d'une semaine. Dans L'Equipe, le milieu de terrain de Chelsea a regretté la tournure prise par les événements : "Chacun y va de sa petite déclaration, et ce ne règle en rien les problèmes qui n'intéressaient d'ailleurs personne il y a quinze jours. On est en plein délire médiatique, avec des procureurs, des avocats, des bonnes consciences, des jugements définitifs, des pours et des contres."

Si Florent Malouda ne veut pas s'exprimer sur le fond, l'ancien Lyonnais se pose des questions sur la forme et le moment choisi pour sortir une telle info. "Je me dis simplement : à qui va profiter tout ça ? Le timing n'est pas innocent." Il n'a pas évidemment pas échappé au footballeur que l'élection à la présidence de la FFF pointait le bout de son nez (18 juin). "La coïncidence est troublante. Evidemment, la sujet est sensible, important et il me touche, je suis quand même black, hein ? Mais arrêtons ce déballage. Il y a trop d'amalgames, trop d'approximations. La France est encore la risée du monde, c'est triste."
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Message le Sam 7 Mai - 12:17 par Selmac
Blaquart : « Le mot quota est mon erreur »

Interrogé par RTL, le DTN du foot français s'est exprimé sur l'affaire des quotas. "Un mot malheureux" annonce le technicien qui souhaite "retrouver son honneur".



François Blaquart, le Directeur technique national du football français suspendu à titre provisoire depuis samedi dernier, s'est exprimé en exclusivité sur RTL. Le mot "quota" est son erreur, un mot "malheureux", explique-t-il. Il ajoute aussi que sa "première préoccupation est de retrouver son honneur".
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Message le Sam 7 Mai - 12:13 par Selmac
Duchaussoy dément la démission de Blanc

Ouest France annonce que Laurent Blanc aurait présenté sa démission après les révélations de Mediapart qui ont fragilisé l’actuel sélectionneur des Bleus. Joint par RMC Sport, ce samedi, Fernand Duchaussoy, Henri Emile ainsi que Philippe Tournon démentent cette même information.



Après avoir eu connaissance de l’article de Ouest France, Fernand Duchaussoy n’est pas en mesure de confirmer à l’heure actuelle la démission de Laurent Blanc. A aucun moment, le sélectionneur des Bleus a prévenu le président de la FFF d’une telle décision. Désormais, Fernand Duchaussoy souhaite joindre Laurent Blanc au plus vite : « Je ne peux pas confirmer cette information. J’ai eu Laurent Blanc plusieurs fois au téléphone ces derniers jours. A aucun moment, il n’a été question d’une démission. Mais ces décisions peuvent se prendre sur un coup de tête. Je vais essayer de joindre Laurent Blanc au plus vite », a déclaré le président de la FFF à RMC Sport.
Tout comme le président de la FFF, Fernand Duchaussoy, Henri Emile, le coordinateur des Bleus et Philippe Tournon, le chef de presse, ont démenti la rumeur selon laquelle Laurent Blanc aurait présenté sa démission à la suite des révélations de Mediapart. Le sélectionneur des Bleus s’apprête à rentrer sur Bordeaux ce samedi soir. Le Cévenol passera ensuite la journée de dimanche en famille avant de rejoindre la capitale pour être auditionné lundi dans un lieu encore inconnu. Actuellement, Laurent Blanc travaille sur sa communication de crise qui interviendra après que les conclusions du rapport d’enquête aient été rendues.
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Message le Sam 7 Mai - 12:11 par Selmac
Le sélectionneur de l'équipe de France aurait présenté sa démission selon une information relayée par Ouest-France.

Nicolas Sarkozy à la rescousse

Au sein de la FFF, l'annonce aurait fait l'effet d'une bombe et "l’on mettrait la gomme pour le faire renoncer à partir", poursuit une source proche du dossier citée par le quotidien régional. Il se dit même que le Président de la République en personne pourrait intervenir pour faire changer d'avis Laurent Blanc: "Ça pourrait se terminer par un coup de fil de Nicolas Sarkozy", assure cette même source.



Après avoir été le "sauveur" du football français suite à la Coupe du monde 2010, Laurent Blanc pourrait bien partir et laisser l'équipe de France et le football français dans un climat délétère et surtout sans guide technique. A un an de l'Euro 2012, considéré comme une vitrine pour se racheter en mondiovision, le football français pourrait de nouveau plonger dans une nouvelle crise.
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Message le Ven 6 Mai - 17:41 par Selmac
Blanc vers un départ ?

Alors que «l’affaire des quotas» ne cesse de s’enfoncer dans des bas-fonds nauséabonds, Laurent Blanc, lui, s’est mis au vert. Pour réfléchir sur son avenir, que certains imaginent déjà loin de l’équipe de France…



Laurent Blanc pourrait-il démissionner de son poste de sélectionneur ?

Partira, partira pas ? Cette alternative concernant l’avenir de Laurent Blanc à la tête de l’équipe de France pourrait bien l’un des prochains rebondissements de «l’affaire des quotas». Un rebondissement qui résonnerait alors comme un terrible gâchis si l’Alésien décidait de quitter son poste de sélectionneur, quelques mois seulement après avoir représenté aux yeux de beaucoup l’espoir d’un renouveau après l’ère Domenech. Mais cette perspective n’a rien d’impossible au vu des différents développements et du déballage médiatique permanent assujettis aux révélations de Mediapart, y compris, et surtout, en ce qui concerne le rôle joué par Blanc lors de la fameuse réunion du 8 novembre dernier. Ainsi, ce jeudi, Patrick Vieira en a rajouté une couche dans un entretien accordé au Monde, suivant en cela la ligne dure prônée dans un premier temps par Lilian Thuram auprès de Mediapart lorsque l’ancien latéral droit et défenseur central tricolore déclarait : «Si on laisse passer cette situation, imaginez le message que l’on envoie à la société. On banalise quelque chose de grave. Nous sommes dans une situation claire et nette de discrimination. Il faut dire stop, et peu importe les personnes concernées.»

«Il est très mal»
Depuis, Thuram a quelque peu mis de l’eau dans son vin après une discussion avec Blanc : «On a discuté de la situation. Il me l’a dit, il se trouve dans un tourbillon. Je peux le comprendre. Je lui ai dit que les gens, et moi le premier, ne pensent pas qu’il est raciste. Ça ne m’a jamais traversé l’esprit. Mais il faut comprendre aussi que le fait d’entendre parler de quotas, ça déstabilise. Il a été emmené sur un mauvais chemin. Je le pense sincèrement (…) En tout cas, il est très mal.» Sauf que de toute évidence, à force d’être attaqué et mis en cause, le «Président» se pose réellement la question de savoir si oui ou non poursuivre son travail à la tête de l’équipe de France a encore un sens. Ou plus exactement, Blanc se demande s’il peut encore travailler au sein d’une Fédération qui n’en finit plus de le décevoir et avec laquelle, de toute évidence, il n’a plus guère d’accointance. Déjà, le lendemain de la révélation de cette affaire par Mediapart, le sélectionneur avait envoyé un signal symbolique fort en tenant sa propre conférence de presse à Bordeaux, avant celle du duo Fernand Duchaussoy-François Blaquart.

«J’espère qu’il n’est pas trop tard»
Dire qu’aujourd’hui il n’a plus aucune confiance en ses dirigeants sonne comme une évidence lui qui, déjà par le passé, avait connu quelques différends avec eux (comme sur la prime qu’il souhaitait obtenir pour son staff par exemple). Ce n’est donc pas sans raison que Christophe Dugarry s’est exprimé à ce sujet sur Infosport : «Je suis inquiet de voir Laurent Blanc éventuellement s’en aller. Je crois qu’on le met en énorme difficulté en pensant que l’on peut le virer alors que, attention, il peut aussi démissionner. Je pense qu’il faut se rendre compte de ce qu’était le football ces quatre dernières années et de ce qu’il a réussi à créer, à amener derrière lui, en remobilisant toutes les forces vives du football français. J’ai peur qu’il s’en aille, qu’il en ait marre de se faire agresser de la sorte. De manière très injuste. J’espère qu’il n’est pas trop tard.» Entre les attaques personnelles dont il est victime de la part de ceux qui aimeraient le pousser vers la sortie et les batailles politiques qui gangrènent la FFF à un point dont il n’avait pas idée, Blanc rendra-t-il la main ? La question, hélas, n’a en tout cas absolument rien d’incongrue…
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Message le Ven 6 Mai - 17:37 par Selmac
Duchaussoy : "Pour l'honneur d'un sport"

Message de Fernand Duchaussoy, Président de la Fédération Française de Football.



"Depuis le début des révélations d'un site internet concernant l'affaire dite des "quotas", la Fédération Française de Football s'est posée comme règle d'attendre les conclusions de l'enquête interne mise en œuvre ainsi que celles de la mission de l'Inspection Générale de la Jeunesse et des Sports.

Mais les commentaires entendus ces derniers jours et les amalgames parfois grossiers qui ont été faits montrent que ce n'est plus seulement le comportement de personnes qui est en cause, mais c'est l'honneur d'un sport.

Et ceci m'oblige à rappeler quelques vérités élémentaires.

Le football auquel je crois, et que je sers, comme beaucoup d'autres, depuis de si nombreuses années est aux antipodes de ce que j'entends ici et là.

L'honneur du football, c'est d'être contre toute forme de sélection qui ne répondrait pas exclusivement à des pré-requis de nature sportive.

L'honneur du football, c'est de dire et démontrer que le mot quota ne peut pas appartenir au registre fédéral, dès lors qu'il s'agit de désigner des caractéristiques ethniques ou raciales. Il en a toujours été et en sera toujours ainsi. Ni la détection ni la formation ne peuvent être passées au tamis des critères raciaux.

L'honneur du football, c'est aussi un principe : la liberté de choisir.
Le foot français n'a pas vocation à s'affranchir des règles établies et du respect des libertés offertes. Le choix d'un joueur binational est souverain. Il ne doit pas donner lieu en amont à des spéculations sur la qualité de la formation à dispenser.

L'honneur du foot, c'est enfin une réalité au quotidien : le foot est un sport universel, démocratique et "indiscriminant". Un sport unique par sa dimension interculturelle, interconfessionnelle et interraciale. Le football est un terreau de création du lien social et il est à bien des égards un facteur d'intégration. L'idée de rejet est contraire à son essence populaire et universelle.

Accuser le football de racisme, c'est faire injure à ces milliers d'éducateurs qui, dans tout le pays, consacrent leur temps et leur énergie au sein des clubs à de jeunes footballeurs, sans aucune discrimination de race, de religion ou de nationalité.

Eux savent ce qu'est au quotidien, la difficulté de lutter contre les préjugés et d'œuvrer pour l'insertion.

Sur nos deux millions de licenciés, dont la moitié a moins de 20 ans, des centaines de milliers de jeunes de toutes origines trouvent dans le football une chance d'intégration.

C'est pour eux que je me bats et continuerai à me battre, avec l'ensemble de nos éducateurs : pour l'honneur de notre sport".

Fernand Duchaussoy
Président de la FFF
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Message le Ven 6 Mai - 16:50 par Selmac
Dans une interview accordée à RMC, Chantal Jouanno a fait savoir qu'elle pourrait saisir la justice en cas de mise en place de quotas par la FFF.



Chantal Jouanno est revenue sur l'affaire des quotas vendredi matin sur RMC. « S'il y a vraiment une mise en place de quotas, je transmets à la justice. C'est illégal. C'est un délit », a déclaré la ministre de la Santé et des Sports.
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Message le Ven 6 Mai - 16:43 par Selmac
L'audition de Blanc repoussée à Lundi ?

Laurent Blanc devait être entendu jeudi par la commission du ministère des Sport et la la commission interne de la FFF dans la fameuse affaire des quotas. Mais Laurent Blanc devrait finalement s'expliquer lundi.



Annoncée jeudi après-midi, puis vendredi, l'audition de Laurent Blanc devant la commission du ministère des Sport et la la commission interne de la FFF dans l'affaire des quotas devrait finalement avoir lieu lundi. En effet, le sélectionneur de l'équipe de France se trouve toujours en Italie à Merano où il est parti se ressourcer quelques jours pour faire le point
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Message le Ven 6 Mai - 16:39 par Selmac
Mediapart : et maintenant, un graphique

Mediapart va encore faire le buzz. Tard hier soir, le site internet à l'origine de l'affaire des quotas qui secoue la FFF depuis une semaine a publié un nouveau document accablant...



Et c'est reparti. Un peu plus d'une semaine après avoir mis au jour la fameuse affaire des quotas dans le football français, Mediapart vient de lâcher une nouvelle bombe qui accable François Blaquart. En effet, le DTN aurait concocté un graphique mettant en relief le nombre de joueurs dit "bi-nationaux" dans les sélections de
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Message le Jeu 5 Mai - 20:40 par Selmac
A Clairefontaine, les enfants se posent aussi des questions

La polémique liée aux propos discriminatoires tenus lors d’une réunion n’a pas échappé aux premiers concernés, les jeunes qui tentent leur chance à l’INF Clairefontaine. Lors des tests de ce mercredi, le débat a fait le tour des terrains. Reportage sur les lieux de la polémique.



Quand François Blaquart, Laurent Blanc et les autres membres de la Direction Technique Nationale ont envisagé la mise en place de quotas, ils avaient un lieu précis en tête. Clairefontaine, l’Institut National du Football, où bat le cœur du foot français depuis vingt ans. En dehors des périodes internationales, les terrains sont dévolus aux jeunes qui suivent la préformation dispensée par la FFF. Un cursus prestigieux qu’ont suivi Thierry Henry, Nicolas Anelka ou encore Hatem Ben Arfa.
Dans la forêt des Yvelines, ce mercredi, l’INF accueillait 36 enfants âgés de 13 ans dans le cadre de la deuxième partie du concours d’entrée. Beaucoup d’entre eux sont issus de l’immigration et la polémique qui plonge la FFF dans une crise profonde depuis la fin de semaine dernière ne leur a pas échappée. « Ils ont posé des questions », reconnaît Robin, le papa d’Antoine. Lors des tests, le débat a fait le tour des terrains.
Un papa : « On a déjà entendu ça de Le Pen »
« Au début, je n’y ai pas cru, soupire Lucien, le papa d’Arthur, originaire des Antilles. C’est inadmissible et déplorable pour la Fédération française. On a déjà entendu ça de Le Pen. La couleur de la peau, parfois, ça dérange. Quand on est noir, ça a du mal à passer. » Laurent Glaize, recruteur de Caen, surveille lui l’évolution des candidats. Ces derniers jours, il a dû s’expliquer sur l’existence éventuelle de quotas dans les centres de formation.
« J’ai reçu un ou deux textos pour des jeunes d’origine africaine que nous n’avons pas pris, confie-t-il. Ils me disaient : ‘‘je comprends mieux pourquoi vous n’avez pas pris mon fils, c’est à cause des quotas’’. Donc j’ai rappelé la personne pour lui dire : ‘‘non, c’est le niveau de votre fils, ce n’est pas du racisme’’. » A la Fédération aussi, la volonté était de démentir une possible discrimination. « Je pense que ça perturbe les enfants, bien évidemment, estime le directeur de l’INF, Gérard Prêcheur. Mais on n’a aucune directive de qui que ce soit sur des quotas. » Rassurer. C’était le seul ordre du jour à Clairefontaine.
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Message le Mer 4 Mai - 19:39 par Selmac
Belkacemi : «Pas une taupe»

Auteur de l'enregistrement à l'origine du scandale révélé par Mediapart dans l'affaire des quotas, Mohamed Belkacemi assure n'avoir jamais remis cette bande audio à un journaliste.

Mohamed Belkacemi ne veut pas qu'on le présente comme «une taupe». Dans une intervention vidéo diffusée sur Infosport, le conseiller technique national en charge du football de quartier s'est expliqué sur les raisons qui l'ont poussé à enregistrer la réunion du 8 novembre 2010 au coeur de l'affaire des quotas discriminatoires révélée par Mediapart. «Je l'ai fait pour témoigner en interne des propos inqualifiables que j'avais entendus, a-t-il souligné. Je ne sers le combat de personne. Je n'ai pas d'intérêt personnel».

Au cours de ce monologue soigneusement préparé, Belkacemi se défend d'avoir donné cet enregistrement audio à «un journaliste». Dès le 9 novembre, il dit l'avoir remis entre les mains de la FFF. «Depuis cette date, je n'ai plus ce document en main (...). Cette affaire ne me profite pas. Elle me dépasse et me blesse. Je veux simplement faire mon travail. Je ne suis pas un stat. Je n'ai aucun intérêt à bénéficier d'une telle publicité». «Comme tout le monde», Belkacemi se demande «à qui cette histoire profite. Pas à moi en tout cas».
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Message le Mer 4 Mai - 12:21 par taz azur
Belkacemi, l’homme par qui le scandale est arrivé

En enregistrant, le 8 novembre 2010, les débats de la réunion qui seront révélés par Mediapart, ce technicien passionné, en charge des quartiers sensibles, a plongé le football français dans la tourmente. Portrait d’un homme à l’origine de l’affaire des quotas.



Le 29 octobre 2009, au gymnase Bernard-Dauvin, dans le 18e arrondissement de Paris, Mohamed Belkacemi est fait Chevalier de l’Ordre national du mérite des mains de Gérard Houllier. Son action de conseiller technique en charge du football des quartiers se voit ainsi récompensée à l’occasion du 2e Challenge de la Fraternité organisé par ses soins. Ce technicien passionné pouvait-il seulement imaginer à ce moment-là être à l’origine de l’affaire des quotas ?
Le 8 novembre 2010, c’est pourtant lui qui enregistre les débats de la réunion de la DTN où François Blaquart, Erick Mombaerts et Laurent Blanc évoquent la mise en place de quotas et le problème des binationaux. L’affaire révélée par Mediapart, sur la foi des enregistrements de Mohamed Belkacemi, a depuis provoqué un véritable séisme au sein du football français.
Il est Chevalier de l’Ordre national du mérite
Ancien joueur amateur à Montreuil, au Paris FC puis à Villecresnes, il passe ses diplômes d’entraîneur (BE1 et DEF). Son travail et son abnégation sont remarqués. Il devient ensuite Conseiller Technique Régional à la Ligue de Paris. Il est très impliqué notamment dans le football de quartier qu’il connaît à la perfection. Ses compétences et son entregent lui permettent d’entrer à la Direction Technique Nationale où il devient Conseiller Technique National responsable de l'association football de quartier. Selon nos informations, François Blaquart, le DTN, lui avait retiré début 2010 la gestion des U21 de futsal pour la confier à Patrick Pion.
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Message le Mer 4 Mai - 12:16 par taz azur
Affaire des quotas: Jouanno ne veut pas de sanction précipitée contre la "taupe"



La ministre des sports Chantal Jouanno a jugé utile, mercredi, que la Fédération française de football (FFF) attende la fin des enquêtes avant de prendre d'éventuelles mesures contre Mohammed Belkacemi, auteur des enregistrements de la réunion du 8 novembre 2010 sur l'instauration de quotas pour les joueurs binationaux révélés par le site Médiapart.

Mardi soir, à l'issue de la première journée d'auditions, le site du Parisien indiquait que Mohammed Belkacemi, conseiller technique national pour le football des quartiers, présent le 8 novembre 2010, avait avoué être "la taupe". Information confirmée par une source proche du dossier interrogée plus tard par l'AFP.

"Voyons le contenu global de la mission d'inspection (menée par le ministère) et la mission d'enquête (diligentée par la FFF) pour prendre des décisions. Ce n'est pas illégal en soi d'enregistrer une conversation", a indiqué la ministre sur France Inter, tout en déplorant la "méthode".

Considérant que ce fait peut relever d'un manque de loyauté envers un employeur -cette réunion étant privée- la FFF se réservait le droit le porter plainte contre X, selon une autre source proche du dossier.

"Il faut aller au bout de l'enquête, savoir pourquoi il a fait cet enregistrement, pourquoi il ne sort que six mois après, en pleine période préélectorale à la fédération, pourquoi on a pas estimé nécessaire de s'adresser au ministère pour faire part de l'illégalité des méthodes?", s'est interrogée Mme Jouanno, soulignant par ailleurs que Mediapart était "assez prompt à créer des scandales".

La ministre a insisté sur le véritable objectif des trois inspecteurs dépêchés par le ministère pour auditionner depuis mardi, conjointement à la mission d'enquête de la FFF, les participants à la fameuse réunion: "Nous cherchons d'éventuels éléments pénaux, parce que c'est illégal d'instaurer des quotas. On cherche un délit éventuel. On n'est pas dans la chasse aux sorcières".

Mme Jouanno a à nouveau réaffirmé sa confiance envers les dirigeants de la FFF: "Je doute que le président de la FFF et le vice-président aient été au courant" (d'une éventuelle instauration de quotas). Laurent Blanc est quelqu'un qui prône la diversité et essaye de donner de l'éthique à l'équipe de France. A ce stade, je n'ai pas de raison de dire qu'il ne faut pas qu'il reste."

A propos de sa marge de manoeuvre sur les décisions de la FFF, la ministre a rappelé que le seul outil à sa disposition était de "supprimer l'agrément d'une fédération" ce qui reviendrait "à annuler les 35.000 matches de foot tenus chaque semaine en France. C'est un peu l'arme nucléaire".
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Message le Mar 3 Mai - 19:27 par taz azur
Affaire des quotas

Les accusations de discrimination portées contre des dirigeants du foot français ont entraîné la suspension du directeur technique national François Blaquart, l’ouverture de deux enquêtes et les excuses du sélectionneur Laurent Blanc. Voici le verbatim de la fameuse réunion du 8 novembre 2010 publié sur Mediapart.



Le verbatim

Erick Mombaerts (sélectionneur de l’équipe de France espoirs) : « François (Blaquart) ça mérite quand même qu’on débatte, ne serait-ce que trois minutes. Tu as évoqué les statistiques sur les derniers résultats de l’NF : 4 internationaux A français (sélectionnés en équipe de France) 26 internationaux étrangers. 20 ou 26….

Laurent Blanc (sélectionneur des Bleus) : Ça, ça me choque. Quel est le couillon qui sélectionne les joueurs en équipe de France ?

Erick Mombaerts : Ça nous choque. C’est un certain Laurent, je crois… Bon, j’avoue que Raymond la science y est aussi pour quelque chose, sans doute.

Laurent Blanc : Plus qu’autre chose.

Erick Mombaerts : Est-ce qu’on s’attelle au problème et on limite l’entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité ? Oui ? Non ? On pourrait peut-être les forcer à jouer en équipe de France pour enfin avoir une sélection nationale digne de ce nom. Donc, auquel cas, on est obligé de le faire sous le coude. C’est-à-dire on est obligé de le faire… Mais est-ce qu’il faut le faire. Je pense que tout le monde doit être concerné, là. Laurent, qu’est-ce que t’en penses ? C’est quand même toi le gars qui doit la bâtir cette fameuse équipe…

Laurent Blanc : Moi j’y suis tout à fait favorable. Parce que si je dois avoir les mêmes résultats que Raymond, sincèrement, ça me dérange beaucoup. Ce qui se passe dans le football actuellement, ça me dérange beaucoup. A mon avis, il faut essayer de l’éradiquer. Ce n’est pas normal que la France perde en Biélorussie et se fasse sortir par des Tacos mexicains et des Africains du Sud ! Et ça n’a aucune connotation raciste ou quoi que ce soit. Quand les gens portent les maillots de l’équipe nationale des 16 ans, 17 ans, 18 ans, 19 ans, 20 ans, Espoirs, et qu’après ils vont aller jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines, ça me dérange énormément. Cela démontre quand même bien que ça fout la honte de jouer en Bleu aujourd’hui. Ça, il faut quand même le limiter. Je dis pas qu’on va l’éradiquer mais le limiter dans ces pôles-là…

Erick Mombaerts : Donc il faut 30%? Un tiers de gamins qui peuvent changer (de nationalité) ? Mais on va les sortir d’où les 70% de bons joueurs blancs ?

François Blaquart (DTN) : Même pas. L’équipe de France part vraiment de trop loin, on a besoin de 22 vrais joueurs et plus de ces bamboulas…

Erick Mombaerts: Même pas ? Attends, tu les trouves où, je t’ai dit, les bons joueurs français aujourd’hui ? Tu veux des gars comme Clément Grenier et Sébastien Puygrenier en Bleu ?

François Blaquart : Même pas. Faut faire un projet. Et pas hésiter à repartir de zéro. Oui, de zéro. Et il faut aller carrément à la source. Moi, j’ai dit à Gérard (Prêcheur, directeur de l’INF) qu’on allait se voir pour le concours et qu’on limite. Qu’on soit beaucoup plus pertinent dans l’approche, y compris l’évaluation sur l’état d’esprit et ainsi de suite. Je dirais qu’on a des moyens pour le faire. Avec des 12 ans, on s’est aperçu que c’était plus difficile qu’avec des 15… Surtout, qu’on se donne quelques garanties! L’idéal effectivement, c’est de dire, mais pas officiellement : de toute façon on ne prend pas plus de tant de gamins qui sont susceptibles de changer (de nationalité) à terme.

Laurent Blanc : Ou alors tu les fais passer par des critères différents de sélection. Parce que, quand même, il va falloir les trouver les 22 blancs-becs qui ont le niveau pour être internationaux… Il n’y a qu’à voir les centres de formation. Même le pôle Paris. Tu vois toujours les mêmes gens parce qu’ils répondent toujours aux mêmes critères de sélection. Ils sont quand même rarement pâlichons ces gamins… Mais eux, au moins, sont vraiment doués pour le foot…

François Blaquart : On peut baliser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit. Ça reste vraiment que de l’action propre. Bon voilà, on fait attention. On a les listes, à un moment donné…

Erick Mombaerts : Il faut qu’on s’attaque au problème, quand même ! Pourquoi les bons Français ne sont pas bons au foot ? Comment on peut se faire dominer par des Blacks et compagnie ?

Laurent Blanc : Moi c’est pas les gens de couleur qui me posent un problème. C’est pas les gens de couleur, c’est pas les gens nord-africains. Moi j’ai aucun problème avec eux – si ce n’est l’odeur peut-être… Non, j’déconne… Le vrai problème, c’est que ces gens-là doivent se déterminer et essayer qu’on les aide à se déterminer. S’il n’y a – et je parle crûment et sans déconner cette fois-ci – que des blacks dans les pôles (de jeunes) et que ces blacks-là se sentent français et veulent jouer en équipe de France, cela me va très bien.

Erick Mombaerts : Mais ça, on ne peut pas savoir à 13 ans, quand ils rentrent dans nos structures. On ne peut pas savoir. On ne peut déjà pas savoir si à 13 ans, ils en ont pas 18 ou 20… Ils vont te dire qu’ils se sentent français. Ils auront trop peur qu’on les reconduise à la frontière, avec tous les autres…

Laurent Blanc : Tu peux les aider à s’identifier… On pourrait leur tatouer le portrait de Nicolas Sarkozy. Les gaver de bœuf bourguignon, de pinard et de camembert.

François Blaquart : Il faut identifier. Parce que bon, c’est pas seulement la couleur qui fait… C’est la couleur, mais aussi le bruit et l’odeur, comme disaient Chirac et Laurent tout à l’heure. Et malgré tout ça, il y a des gens qui sont, de toutes façons et fondamentalement, de souche française, même si ça fait mal au c** de l’admettre.

Laurent Blanc : Mais bien sûr. Aussi français que toi et moi. Ben voyons… Et pourquoi ne pas donner la nationalité française à Bafé Gomis aussi ?

François Blaquart : Ah ben, je comprends pourquoi tu le sélectionnais pas alors. Mais Laurent, Gomis, il est français… Enfin, bref… Puis la deuxième chose, je rejoins ce que dit Laurent : sur l’état d’esprit, il faut effectivement gratter un peu… Parce que pour fumer du shit et voler les vieilles, il y a du monde. Mais pour se lever tôt au centre de formation, il n’y a plus personne…

Erick Mombaerts : Oui, enfin ça va pas être simple. Je crois qu’il vaut mieux s’auto-limiter. Il y a bien des clubs comme Lyon qui le font dans leur centre de formation. Ils le font systématiquement. J’étais à Marseille là. Et Henri Stambouli le met en place sur Marseille. Pareil, ils vont limiter le nombre. Parce qu’il paraît que des gars comme Toulalan ou Cheyrou se font racketter dans les vestiaires. Et je vous parle même pas de leurs complexes sous la douche. Pourquoi vous croyez que Gourcuff est devenu si nul à Lyon ? Voilà. Les clubs, ça y est, ils sont en train de réfléchir. Et ils vont le mettre en place aussi. Ils le supportent plus…

Francis Smerecki (entraîneur des – 20 ans) : J’entends bien, mais si on enlève tous ces gens-là ?! Si le mec a envie d’être international, c’est quand même normal qu’il aille vers un pays où il va pouvoir jouer. Je pense que c’est humain quand même. T’as été joueur de très haut niveau, Laurent. Si tu n’avais pas pu jouer en équipe de France… Là, si on empêche de faire jouer des Blacks en Bleu, mais on se qualifiera plus jamais pour la Coupe du Monde ou l’Euro !

Laurent Blanc : J’aurais pas demandé à jouer ailleurs. C’est aussi simple que ça. En même temps, je vois pas trop pour quel pays j’aurais pu jouer… Chez les Blanc, on est français de génération en génération…

Francis Smerecki : Non mais y en a qui le feraient. Et on peut reconnaître que c’est humain de vouloir jouer dans une bonne équipe. Alors, forcément que les joueurs un peu plus basanés optent pour une vraie équipe…

Laurent Blanc : Je le reconnais. Mais regarde le merdier qu’a foutu Raymond. C’était pas comme ça avant. Et puis, il ne faut pas que ce soit tous les joueurs qui puissent faire ça. Parce que tous les blacks, si tu enlèves les Antillais, ils ont des origines africaines. Donc, africaines, ils vont pouvoir aller dans une équipe africaine. Et alors, là, quand on se retrouvera face aux enfants de Vieira, Malouda ou Henry et que nous, on alignera les gamins de Manu Petit, Stéphane Guivarc’h ou Nicolas Ouédec, on va se marrer…

Francis Smerecki : Les Polonais, quand on est arrivé, on était blanc, et puis la France a eu cette influence polonaise. Et puis ça nous a quand même servis. Aujourd’hui, les règlements ont évolué. Les Blacks aujourd’hui, parce que ça a été l’Afrique, et on est fautifs quand même parce qu’on a été les chercher quelque part par wagons entiers. Et aujourd’hui, on voudrait s’en séparer ? Les renvoyer dans leur pays, sans papier ? Et qui tiendra la caisse à Lidl, qui fera l’agent de sécu en boîte et qui permettra à la France de ne pas perdre contre l’Albanie, le Liechtenstein ou la Corée du Nord ?

Laurent Blanc : J’ai pas dit s’en séparer.

Francis Smerecki : Ben si, quelque part, puisque certains avancent le nombre de 30%. C’est qu’on veut s’en séparer, d’une manière ou d’une autre. Il faut être concret. Le deuxième point, c’est que si tous ces gens-là, blacks ou beurs, ou autres, on les enlève, est-ce qu’il va nous rester une division ?

Erick Mombaerts : On ne veut pas les enlever! Les clubs pros, ils peuvent les prendre. Ils se répartissent ! Moi, les Blacks, c’est comme les chiens – et excusez-moi de la comparaison –, je les aime bien… mais chez les autres. Là on parle des structures fédérales. Nous on travaille pour le football français, on ne travaille pas pour les sélections étrangères. On défend l’honneur de René Coty, du président De Gaulle et de VRAIS français…

Francis Smerecki : Et en même temps que tu travailles pour le football français, tu travailles pour l’équipe de France et aussi pour les clubs. Le football français, c’est pas que l’équipe de France ! Mais aujourd’hui, ceux-là, si on les enlève… je sais pas si on a une division.

Laurent Blanc : Tu retournes l’argument ! Et tu commences à nous souler, le Polak, à défendre les Africains… Tu veux retourner dans ton pays aussi ?

Erick Mombaerts : Mais calmez-vous tous les deux, on veut pas les enlever et leur faire quitter la France. Ils vont dans les sections sportives élites (en milieu scolaire) ou on les renvoie faire des CAP de maçonnerie et compagnie.

Francis Smerecki : Je ne retourne pas l’argument. Je dis : première chose, c’est discriminatoire. Et si on enlève la totalité des gens qui peuvent choisir, pour une autre sélection (étrangère) éventuellement, je ne sais pas si on a une division. Parce que quelque part, même s’ils vont jouer dans un autre pays, il y a des clubs de Ligue 2 qui vivent avec ces joueurs-là.

Laurent Blanc : Purée, mais ils comprennent rien ces gens de l’Est. Là, on parle d’enfants de 12 ans, 13 ans ou 14 ans.

Francis Smerecki : Tu me parles correctement d’accord. Tu peux pas dire à des gens de troisième génération, qui sont nés sur notre sol… Un gamin qui va jouer, je sais pas, pour la Libye ou pour la Guinée, s’il a le choix, si tu le prends (en équipe de France), il va aller avec toi, Laurent. Il ne va pas aller là-bas.

Erick Mombaerts : Arrête tes exemples à la con s’il te plaît. Tu choisis exprès des pays pourris ! Moi je vais prendre le problème à l’envers. Quand on parle des structures, c’est aussi la place qu’ils prennent. Moi ce qui m’intéresse c’est que le jeune qui va jouer pour l’équipe de France puisse être en équipe de France de jeunes.

Francis Smerecki : Ecoute, moi, ce qui me gêne sur le fond, c’est (qu’il y a) celui qui a la possibilité d’être français-français et d’aller avec Laurent, et celui qui va aller dans un autre pays, et c’est celui-là que vous voudriez éliminer. C’est impossible.

François Blaquart : C’est pas forcément l’éliminer.

Francis Smerecki : Le limiter ? Ça veut dire que vous allez garder lesquels ? Les blancs ? Les moins bons ? Ceux qui n’ont jamais rien volé ? Ceux qui savent lire ?

Erick Mombaerts : Ça ne te choque pas que l’INF ait sorti quatre internationaux français et 26 internationaux étrangers ? Est-ce qu’on peut pas basculer un petit peu. Basculer.

Francis Smerecki : Attends, vous allez pas prendre « Dédé » pour plus con qu’il l’est. Les bons jeunes blancs, s’il avait eu un jeune talentueux blanc, il aurait pris, non ? Mais on revient au coeur du problème : des bons jeunes blancs, il n’y en a pas. D’où cette invasion de noirs !

(… près d’une heure plus tard, le sélectionneur des Bleus reprend la parole pour relancer le débat sur ces thèmes…).

Laurent Blanc : On veut pas éliminer les étrangers, pas du tout, mais faire en sorte que les pôles Espoirs ou les pôles de la DTN testent sur des critères mieux définis pour pouvoir attirer d’autres personnes, parce que si on a toujours les mêmes critères, y aura toujours les mêmes personnes. Et plus ça va, plus ça va être encore davantage. Parce que je suis sur les terrains tous les samedis, je vois quelques centres de formation : on a l’impression qu’on forme vraiment le même prototype de joueurs, grands, costauds, puissants. Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks. Et c’est comme ça. C’est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation, dans les écoles de football, ben y en a beaucoup. Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture. Je vais vous citer les Espagnols : ils n’ont pas ces problèmes-là. Ils ont des critères de jeu qui sont très précis, à 12-13 ans. Ils savent très bien que les Blancs ne peuvent pas compter sur leur physique. Les Noirs et les Maghrébins, c’est dans leurs gènes : ils se font toujours courir après par les flics, donc ils courent vite. Et comme ils se bouffent entre eux, ils sont obligés d’être plus costauds que les autres. Une vraie jungle, je vous dis…

Erick Mombaerts : C’est ça le projet : les renvoyer dans la jungle.

Laurent Blanc : Avec notre culture, notre histoire, etc. Les Espagnols, ils m’ont dit : « Nous, on n’a pas de problème. Nous, des blacks, on n’en a pas. » On est pas plus bêtes que des Espagnols, quand même. Pourquoi, nous, on en a des Blacks ?

Erick Mombaerts : Mais Laurent, le phénomène que tu évoques, c’est tellement ancré chez nous que les petits gabarits blancs qui sont dans les pôles Espoirs, les clubs pro me les laissent sur les bras. Ils ne les prennent pas, n’importe comment, même si c’est des bons joueurs ! Ils prennent les blacks pour les faire jouer au foot, mais aussi pour leur faire le ménage à la maison, conduire leur voiture… Aucun blanc n’accepterait ça ! Ils sont civilisés, eux !

Laurent Blanc : Les clubs ils auront toujours leurs critères de sélection. Ça tu pourras pas… Même si en formant des éducateurs, tu vas pouvoir peut-être à la longue changer un petit peu les choses, ou influencer un peu : les faire rouler en vélo pour éviter d’embaucher un chauffeur, faire faire le ménage à leur bonne femme… Mais c’est surtout dans les pôles qu’il faut avoir ces critères-là.

Erick Mombaerts : Est-ce qu’on peut essayer de proposer avant la fin de l’année un projet, quelque chose de différent, bon pas fondamentalement différent, mais qui va être force de projet. Dire : voilà on va s’attaquer à ça. On va se débarrasser des Noirs et autres basanés et essayer de faire en sorte que les Blancs sachent ENFIN jouer au foot… Bon, on a compris aussi qu’on a besoin d’ouverture, de proposer quelque chose et qu’on peut s’attaquer à quelques croyances bien établies, notamment le jeu, hein, le jeu, au détriment peut-être de l’individu. Je sais, je rêve un peu, mais le jeu, forcément, ça va être d’intégrer d’autres types de joueurs. Des petits blancs, bien de chez nous, pas forcément très costauds, mais malins. Parce que le jeu, c’est l’intelligence, donc c’est d’autres types de joueurs. Et forcément, ça ne peut pas être des noirs ! Donc tout est lié, tout est lié !

Dernier point et non des moindres : toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence…
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