Depuis sa descente forcée de la 1ère division fin 1993, à la suite de problèmes financiers, le club Toulonnais de football n’a jamais réellement réussi à ressortir la tête de l’eau.

Alain Bencivengo, longtemps présenté comme le sauveur a donné beaucoup d’énergie pour arriver à redorer le blason de son club, mais à part quelques sursauts comme le passage en National qui avait auguré d’un retour au professionnalisme après une première saison plus qu’encourageante, le Sporting n’a pu éviter une nouvelle chute, sportive cette fois. A l’heure actuelle, Pascal Bataillé doute sur l’avenir proche du club, mais est persuadé que s’il revenait dans l’élite, il remplirait de nouveau le stade. Le football à Toulon est-il condamné à œuvrer dans les profondeurs du football français ?
Pascal Bataillé président sans le vouloir ?
Depuis, Alain Bencivengo s’est détaché du club tout en restant majoritaire alors que Pascal Bataillé en a repris la présidence en 2009. Pourtant, ce scénario n’était pas celui prévu. L’idée de Pascal Bataillé était de créer un club des partenaires, le Cercle 83, pour fédérer les chefs d’entreprises locaux. Et puis, en 2009, il a été propulsé au poste de président « à cause de ma position et de mes relations », dit-il. Pendant un an et demi, il cherche ses marques, Alain Bencivengo prenant du recul et lui laissant, semble-t-il prendre les décisions concernant le recrutement et l’organisation. Il use de toute son énergie pour faire survivre le club et produit un gros travail au niveau des jeunes par une politique adaptée. Elle fonctionne. Les U17 (moins de 17 ans) montent en National. « Nous sommes le seul club varois à avoir un club en National » nous dit-il avec fierté. Alors, la question financière revient : Où en est-on ? Pascal Bataillé admet : « C’est vrai qu’avec la concurrence du RCT, il est difficile de faire venir le public et les sponsors tant que nous sommes en CFA. Il est vrai que nous avons réduit les dépenses tout en continuant à chercher des partenaires » et il rajoute : « Beaucoup de rumeurs ont courues en début d’année. Le groupe en a été très perturbé et les résultats sportifs depuis janvier s’en sont ressentis. En début de saison, tout allait bien, on était des dieux. Quand ça va mal, on est à jeter ». Selon lui, un protocole serait signé sur le rachat des parts, mais la discussion serait toujours en cours sur les modalités et la reprise des parts.
Quand on lui parle du devenir du football toulonnais au travers du STV, il nous donne son avis : « le foot a toujours sa place à Toulon. L’avenir passe par les jeunes et il faut convaincre la DNCG (contrôle de gestion de la fédération) que nous pouvons pérenniser le club dans le temps. Toulon est une terre de formation des jeunes. Ce que nous avons réussi avec les U17, nous voulons le faire avec l’équipe première. Malgré tous ces espoirs, je ne peux pas y arriver seul. Il me faut un coup de main ».

Interrogé très brièvement, Alain Bencivengo en partance n’a pu nous répondre. Il devrait dès son retour nous donner toutes les réponses à nos questions et surtout, son point de vue.
Dernière minute : Nous croyons savoir qu’il y aurait peut-être l’arrivée d’un repreneur toulonnais à l’assise financière importante, avec un plan sur plusieurs années et que des pourparlers auraient été engagés avec les actionnaires d’aujourd’hui.